La république des lettres
une idée européenne, d'Érasme à Stefan Zweig
Françoise Waquet

Extrait de : "Réseaux culturels européens (édition électronique)"
sous la direction de Robert Deloince et Gérard Pajonk ; 125e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Lille, 2000

Françoise Waquet, Jean Prouvost, Suzanne Débarbat, Henk Kubbinga, Christine Gaudin-Naslin, Markus Kohl, Marion Muller-Dufeu, Tangi Villerbu, Simone Mazauric, Roger Texier, Simone Dumont, Michelle Garnier-Butel, Marie-Suzanne Binétruy, Jean Flouret, Chantal de Tourtier-Bonazzi, Monique Mestayer, Michel Colardelle, Christian Bromberger, et Isac Chiva, Pierre Albert, Christian Bange, Bemard Rollet, Jean-Loup d'Hondt
Paris, Éditions du CTHS
p. 13-25
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Une identité européenne ou, plus précisément, la conscience d'appartenir aussi à un espace qui ne fut pas celui de la terre natale, se trouva à l’époque moderne quand des savants se pensèrent comme membres d'une communauté dépassant les frontières politiques et religieuses. On décrira cet État particulier qui s'appela République des Lettres, dans sa genèse aussi bien que dans ses formes ; puis on s'arrêtera sur trois modes d'actualisation de cette représentation communautaire : la République des sciences projetée par Condorcet, les colloques scientifiques internationaux tels qu'ils se mirent en place au XIXe siècle, la méditation a-historique sur la République des lettrés à laquelle Stefan Zweig s'est livré dans sa biographe d'Erasme, qualifié de «premier Européen conscient». Sur la foi de ces quelques exemples, on mesurera quelle fut dans le monde de l'esprit la puissance d'une communauté même imaginée.