La découverte des continents extra-européens et la reconstruction des savoirs aux débuts de l'âge moderne

 
Simone Mazauric

Extrait de : "Réseaux culturels européens (édition électronique)"
sous la direction de Robert Deloince et Gérard Pajonk ; 125e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Lille, 2000

Françoise Waquet, Jean Prouvost, Suzanne Débarbat, Henk Kubbinga, Christine Gaudin-Naslin, Markus Kohl, Marion Muller-Dufeu, Tangi Villerbu, Simone Mazauric, Roger Texier, Simone Dumont, Michelle Garnier-Butel, Marie-Suzanne Binétruy, Jean Flouret, Chantal de Tourtier-Bonazzi, Monique Mestayer, Michel Colardelle, Christian Bromberger, et Isac Chiva, Pierre Albert, Christian Bange, Bemard Rollet, Jean-Loup d'Hondt
Paris, Éditions du CTHS
p. 115-128
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Il s’agira, à partir d’exemples empruntés au domaine du vivant (zoologie et botanique), d’analyser la façon dont les observations réalisées aux débuts de l’âge moderne, à l’occasion des voyages extra-européens ou effectués à la périphérie lointaine de l’Europe occidentale, ont été intégrées aux savoirs traditionnels, alimentés jusqu’alors à des sources essentiellement antiques et livresques. Plus précisément, on posera le problème des effets qu’ont pu produire, au plan épistémologique, ces nouvelles observations : quelles nouvelles questions, concernant par exemple l’essence de la végétalité ou les fondements de la taxinomie ont-elles été posées, et sous quelle forme ? On s’interrogera donc également sur le mode d’assimilation de ces nouvelles données : ont-elles été intégrées par simple juxtaposition ou addition, ou grâce à un travail de recomposition des données anciennes qui a contribué à dessiner les traits spécifiques de la culture des débuts de l’âge moderne ?