Descartes et ses amitiés européennes

 
Roger Texier

Extrait de : "Réseaux culturels européens (édition électronique)"
sous la direction de Robert Deloince et Gérard Pajonk ; 125e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Lille, 2000

Françoise Waquet, Jean Prouvost, Suzanne Débarbat, Henk Kubbinga, Christine Gaudin-Naslin, Markus Kohl, Marion Muller-Dufeu, Tangi Villerbu, Simone Mazauric, Roger Texier, Simone Dumont, Michelle Garnier-Butel, Marie-Suzanne Binétruy, Jean Flouret, Chantal de Tourtier-Bonazzi, Monique Mestayer, Michel Colardelle, Christian Bromberger, et Isac Chiva, Pierre Albert, Christian Bange, Bemard Rollet, Jean-Loup d'Hondt
Paris, Éditions du CTHS
p. 131-146
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Descartes a beaucoup voyagé. Ses déplacements en Allemagne, Italie, Pays-Bas, Suède, lui ont valu des rencontres et des amitiés, sans lesquelles sa philosophie n'aurait pas été ce qu'elle fut. On ne rappelle pas seulement ici quelles ont été ces rencontres (celle de Beeckman, le 10 novembre 1618) et ces amitiés, principalement féminines (la princesse Elisabeth de Bohème, à partir de 1643, et la reine Christine de Suède, trois ans plus tard). On souligne surtout le fait qu'une certaine psychologie, une certaine philosophie et une certaine morale n'auraient jamais pris autant de relief dans l'œuvre de Descartes sans les questions, voire les mises en demeure, qu'adressèrent au philosophe deux jeunes têtes couronnées dans l'Europe de 1640. Cette Europe était encore déchirée par la guerre, la guerre de Trente Ans. La paix revenue et signée à Westphalie (1648), c'est sur des paroles de Descartes que l'on dansa un célèbre ballet, en l'honneur de cette paix, à la cour de Christine.