La découverte de l'Europe par les Rochelais (1630-1730)

 
Jean Flouret

Extrait de : "Réseaux culturels européens (édition électronique)"
sous la direction de Robert Deloince et Gérard Pajonk ; 125e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Lille, 2000

Françoise Waquet, Jean Prouvost, Suzanne Débarbat, Henk Kubbinga, Christine Gaudin-Naslin, Markus Kohl, Marion Muller-Dufeu, Tangi Villerbu, Simone Mazauric, Roger Texier, Simone Dumont, Michelle Garnier-Butel, Marie-Suzanne Binétruy, Jean Flouret, Chantal de Tourtier-Bonazzi, Monique Mestayer, Michel Colardelle, Christian Bromberger, et Isac Chiva, Pierre Albert, Christian Bange, Bemard Rollet, Jean-Loup d'Hondt
Paris, Éditions du CTHS
p. 191-204
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Dès le XIIe siècle, La Rochelle a des relations commerciales aussi bien avec l'Europe du Nord qu'avec la péninsule ibérique et l'Italie. Après le siège de 1628, l'existence de documents plus nombreux — registres paroissiaux catholiques et protestants, minutes notariales, etc. — permet d'abord de préciser la nationalité et les activités des Européens, installés dans la ville essentiellement pour faire du commerce. Inversement, les Rochelais se rendent à l'étranger, souvent pour apprendre le négoce et les langues, mais aussi pour étudier la théologie, la médecine, le droit, et faire un tour d'Europe, avant de revenir s'établir, comme le montrent matricules d'universités et correspondances. Ainsi se tissent des liens qui favoriseront l'accueil des réfugiés après la Révocation. Enfin, des journaux de voyages renseignent sur les mentalités et font voir les réactions face à l'inconnu. Dans cette société rochelaise, si des contacts subsistent encore avec l'Irlande, le Portugal et, dans une moindre part, avec l'Italie, les yeux se tournent alors surtout vers le nord.