Par-delà les solitudes du bush australien
2006
Sylvie Roosen
ISBN : 978-2-7355-0576-0
275 p. | 21 x 27 cm | ill. couleur | br.
Collection : CTHS Géographie
N° dans la collection : 2
Code Sodis : F30600.7
commander l'ouvrage [prix : 37,00 €]
Cet ouvrage approfondit nos connaissances géographiques sur un territoire austral méconnu : le bush du nord-est australien.
Même si ces grands espaces font figure de liberté, de fraternité sociale et fascinent encore les voyageurs, cette région est pour la majorité des Australiens un symbole d’isolement, de solitude et de marginalité, loin de la société urbaine d’aujourd’hui.
Alors que le caractère pluriethnique de la société australienne est largement mis en avant dans les images diffusées hors du pays, le caractère biculturel de la brousse est souvent oublié. Et l'opinion publique a tendance à imaginer que la brousse australienne est soit aborigène, soit non-aborigène.
Or l’auteur montre ici comment l’histoire de cette région singulière aboutit à la superposition actuelle d'un bush aborigène, d'un bush pastoral et d'un bush minier. Au cours des XIXe et XXe siècles, la succession des fronts pionniers organise l'espace contemporain du bush, en excluant progressivement les Aborigènes. Mais, depuis vingt ans, l'évolution favorable du statut des Aborigènes dans la société australienne a modifié de nouveau l'organisation géographique de cet espace en remodelant le bush aborigène (fermeture des missions et des réserves, création des communautés aborigènes ou encore revendication de titres de propriété ancestraux).
La démarche de géographie historique et culturelle permet de comprendre pourquoi et comment ces mythes fondateurs de l’espace colonial comme ceux de la terra nullius et de la poétisation de la Nature s’essoufflent aujourd’hui, dans une Australie qui connaît un « élan identitaire aborigène ».
La traduction inédite de passages de journaux d’explorateurs (Matthew Flinders, John Stokes ou Ludwig Leichhardt), les recherches menées aux archives coloniales de l’État du Queensland, le travail de cartographie et les enquêtes de terrain permettent de décrypter les mécanismes de la constitution d’un espace colonial depuis les fantasmes géographiques des premiers voyageurs européens jusqu’aux recompositions identitaires et territoriales actuelles.
Table des matières :
AVANT-PROPOS - p. 7 Introduction : Loin des rivages urbanisés du Queensland, les plaines désolées de l’arrière-pays du golfe de Carpentarie - p. 9 PREMIÈRE PARTIE L'INVENTION DES PAYSAGES DE L'ARRIÈRE-PAYS DU GOLFE DE... (lire la suite...)
Table des matières au format PDF.