Une nouvelle donne économique ? Les adjudications de fermes autour de Paris (districts de Corbeil, Gonesse, Meaux et Versailles)
(extrait de Paris et Ile-de-France - Mémoires, tome 41, 1990) - 1990
Jean-Marc MORICEAU

Extrait de : "Paris et Ile-de-France - Mémoires (tome 41, 1990)"
Michel VOVELLE, Michel TRAVERSAT, Gérard TROUPEAU, Jacques BERNET, Jean GAY, Jacques BROCHOT, Sophie BIENVENU-DI-FOLCO, Jean BESSON, Raymonde MONNIER, Chantal FINET, Annie CRÉPIN, Christian GAMBLIN, Michel GUILLOT, Julia FRITSCH, Serge BIANCHI, Anne CHABOT, André DAMIEN, Pierre MERCIER, Jacques DUPAQUIER, Pierre NICKLER, Gérard BLAN-CESAN, André PARIS, Jean-Marc MORICEAU
Fédération des sociétés historiques et archéologiques de Paris et Ile-de-France
1990
22 p.
Collection : Paris et Ile-de-France. Mémoires
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L’insertion de plus en plus fréquente de l’exploitation dans le patrimoine foncier fut-elle un stimulant ou un handicap au capitalisme agricole ? Il est souvent admis que l’acquisition et la conservation de l’assise foncière ont représenté un investissement stérile. Les transformations agricoles en auraient été freinées. Dans les achats de biens nationaux, l’opération n’était pas un non-sens économique. Investissement technique et investissement foncier n’étaient nullement contradictoires et le premier n’avait rien de comparable au second. Jamais au XVIIIè siècles les capitaux aux mains des fermiers n’interdirent l’évolution des pratiques culturales. L’acquisition des biens nationaux ne retarda pas les mutations amorcées depuis un demi-siècle. En fait, une fois consolidé son statut, la valorisation économique de la grande exploitation ne pouvait que se développer. Loin de paralyser l’esprit inventif, le développement du faire-valoir direct ou du fermage familial créaient des conditions propices au progrès agricole.