Des cisterciens aux seigneurs laïques : histoire de la ferme d’Ithe (XIIe-XVIIIe siècles)
(extrait de Paris et Ile-de-France - Mémoires, tome 49, 1998) - 1998
Jérôme BLACHON

Extrait de : "Paris et Ile-de-France - Mémoires (tome 49, 1998)"
Bernard DUMOUCHEL, Claude TROQUET, Jérôme BLACHON, Brigitte LAINÉ, Béatrix de BUFFÉVENT, François CALLAIS


Fédération des sociétés historiques et archéologiques de Paris et Ile-de-France
1998
83 p.
Collection : Paris et Ile-de-France. Mémoires
Édition électronique, texte vendu en PDF
commander le PDF [prix : 10,00 €]
La ferme d’Ithe, à la limite des communes du Tremblay-sur-Mauldre et de Jouars-Pontchartrain, est aujourd’hui une ruine oubliée dont les toits ont disparu. Pourtant, elle a un passé lointain. Grange cistercienne au XIIème siècle, elle fut vendue en 1692 au comte Louis Phélypeaux, principal conseiller de Louis XIV, possesseur du château voisin de Pontchartrain. Mais son histoire est encore plus ancienne. En effet, la ferme d’Ithe est une exploitation sise sur une des plus importantes agglomérations secondaires gallo-romaines du nord de la Loire. Son origine est mystérieuse, mais l’on peut suivre son évolution d’une façon pratiquement continue du XIIème siècle au XVIIIème siècle. C’est ce que propose cette étude, qui traite de la création de la ferme, de son organisation, son développement, sa vie.
L’article, illustré, se compose de trois chapitres et d’annexes :
I – L’âme au ciel, mais la tête sur les épaules (Mise en place ; état des lieux ; une politique bien rodée : agrandir le domaine ; à la recherche des privilèges... ; réduire dîmes et cens).
II – Place aux "coqs de village" (Les premiers temps de l’affermage ; plus qu’une restauration, une renaissance ; fermiers de père en fils ; produire et vendre ; le mouvement de la rente foncière).
III – Prestige et rentabilité (Les protagonistes ; de grands projets ; ferme générale et économie rurale ; gestion rigoureuse ne rime pas avec philanthropie).
Annexes