Les habits neufs d'un village du Périgord noir : Saint-Crépin-et-Carlucet
2005
Guy Mainet

Extrait de : "Paysages, territoires, aménagements dans le sud de la France (édition électronique)"
sous la direction de Jean-Louis Tissier ; 126e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Toulouse, 2001

Etienne Auphan, Michel Bartoli, Bernard Gonot, Guy Mainet, Philippe Vallette, Jean-Paul Métailié, Christine Vergnolle Mainar, Emmanuel Garnier, Jean-Yves Puyo, Robert Sourp, Jean-Luc Laffont, René Plessix, Jean-Louis Escudier
Paris, Éditions du CTHS
2005
p. 93-106
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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À 10 kilomètres de Sarlat, Saint-Crépin est une communauté rurale vivante. La population a gagné près de 100 habitants depuis 1982 (407 hab. en 1999 selon l’INSEE). Le parc des logements est récent (+48 % depuis 1975). L’espace rural est devenu résidentiel autant qu’agricole. Saint-Crépin est classé commune touristique (116 résidences secondaires, 42 % des logements en 1999). L’agritourisme et aussi la venue de retraités ou d’étrangers en quête de la maison de campagne au soleil expliquent ces mutations.
Le système agricole actuel se réfère à une économie dynamique de pluri-activités : élevage porcin hors-sol, oies et canards gras, petite culture céréalière (maïs), tabac, noix et gîtes ruraux. Les unités de production ont pu rester de faible taille. Le développement du tourisme s’appuie sur la conservation d’un patrimoine bâti toujours de qualité (gîtes "de caractère“). Ainsi producteurs à la ferme et entrepreneurs de tourisme se font-ils les défenseurs de la culture périgourdine et du terroir.