Le développement de l'irrigation dans le bassin de la Midouze
conséquences, régulations et enseignements - 2005
Bertrand Gonot

Extrait de : "Paysages, territoires, aménagements dans le sud de la France (édition électronique)"
sous la direction de Jean-Louis Tissier ; 126e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Toulouse, 2001

Etienne Auphan, Michel Bartoli, Bernard Gonot, Guy Mainet, Philippe Vallette, Jean-Paul Métailié, Christine Vergnolle Mainar, Emmanuel Garnier, Jean-Yves Puyo, Robert Sourp, Jean-Luc Laffont, René Plessix, Jean-Louis Escudier
Paris, Éditions du CTHS
2005
p. 121-130
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Le système hydrologique du bassin-versant de la Midouze (Sud-Ouest de la France / bassin de l'Adour) présente des contrastes majeurs (caractéristiques des réservoirs hydrologiques et des ressources en eau) entre sa portion sud-est localisée au sein des coteaux molassiques de l'Armagnac et la portion restante située au niveau du plateau landais des Landes de Gascogne (B. Gonot, 1999). De cette situation, il résulte des potentialités et des contraintes radicalement différentes pour les agriculteurs soucieux d'irriguer leurs cultures.
Si le développement des premiers systèmes d'irrigation modernes remonte localement au début des années 1960, compte tenu des caractéristiques spatiales du système hydrologique, l'histoire de l'irrigation apparaît singulièrement différente dans l'un et l'autre secteur : rythme de réalisation et nature des équipements, nature et ampleur des problèmes posés, régulations mises en œuvre (B. Gonot, 1996).
L'étude attentive des problèmes posés localement par l'irrigation (centrée sur la période 1960/1991), en regard de la réglementation du moment, permet de comprendre une partie des raisons de l'échec relatif de la gestion de l'eau dans le cadre global de la loi sur l'eau de 1964 (déficience réglementaire, non respect des réglementations, déficience des actions administratives, manque de solidarité, défaut de gestion globale). On comprend dès lors la nécessité du vote d'une nouvelle loi sur l'eau en 1992 (B. Gonot, 1996).
L'étude des régulations mises en œuvre révèle une réelle évolution gestionnaire à partir de la fin des années 80 : émergence d'une gestion plus globale, de négociations à l'échelle locale, mise en place de nouveaux organes de régulation, mais aussi de solutions à l'origine de nouveaux problèmes (B. Gonot, 1996).