Villes et relations postales dans le sud-est de la France sous Louis XV et Bonaparte
2005
René Plessix

Extrait de : "Paysages, territoires, aménagements dans le sud de la France (édition électronique)"
sous la direction de Jean-Louis Tissier ; 126e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Toulouse, 2001

Etienne Auphan, Michel Bartoli, Bernard Gonot, Guy Mainet, Philippe Vallette, Jean-Paul Métailié, Christine Vergnolle Mainar, Emmanuel Garnier, Jean-Yves Puyo, Robert Sourp, Jean-Luc Laffont, René Plessix, Jean-Louis Escudier
Paris, Éditions du CTHS
2005
p. 163-181
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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" Découvertes " par Bernard Lepetit, les sources postales : Compte de la ferme générale des postes pour l'exercice 1745 et État général des comptes des directions des postes aux lettres de l'an IX, certes imparfaites, se révèlent tout de même un outil pour appréhender l'organisation urbaine d'une région. Le premier, Philippe Guignet a montré qu'elles fournissent un bon indice de centralité. Parti sur ses traces, à l'occasion du Congrès d'Aix-en-Provence de 1995, j'ai proposé une étude de la centralité urbaine dans l'Anjou, le Maine et la Touraine. Je me propose de récidiver en élargissant la recherche au quart sud-est de la France, correspondant grossièrement aux anciennes provinces de Dauphiné, de Languedoc et de Provence sous l'Ancien Régime. On peut légitimement penser que cette enquête, qui rejoint celle de Philippe Guignet pour le quart sud-ouest de la France, permettra de découvrir des dénivellations régionales et intra-régionales. On peut espérer que, dans cette région de vieille civilisation urbaine, une étude menée à partir des données sur les flux postaux, même si, avant la découverte du timbre-poste les recettes sont perçues et enregistrées à l'arrivée et non au départ des lettres, révélera, au moins partiellement, la logique des relations entre les cités, même si, dans les régions frontières, les effets de la conjoncture militaire troublent l'observation. En effet on ne peut demander à cet indicateur plus qu'il ne peut donner : à lui seul il ne peut mettre en pleine lumière le fonctionnement réel des réseaux urbains.