Histoire industrielle d'une vallée alpine, la vallée de la Romanche. Des hommes, des productions, des paysages
2006
Marie-Christine Bailly-Maître, Laurence Pissard

Extrait de : "Le travail et les hommes aux XIXe et XXe siècles (édition électronique) "
sous la direction de Dominique Barjot ; 127e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Nancy, 2002

Jan Berting, François Audigier, Bruno Benoit, Daniel Chave, Jeanine Cohen, Arnaud Berthonnet, Yvan Combeau, Marie-Christine Bailly-Maître, Laurence Pissard, Jérôme Cucarull, Alain Gatti, Fabienne Picard, Nathalie Rodet-Kroichvili, Alain Mélo, Christiane Demeulenaere-Douyère, David Lamoureux, Stéphanie Queval, Jean Lorcin, Chip Buchheit, Pascal Raggi, Anne Marle, Pierre Barbier, Daniel Berthereau, Florent Vanremortère, Daniel Blanc, Étienne Thévenin

Paris, Éditions du CTHS
2006
p. 85-102
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Alors que les dernières usines cessent toute activité, l'histoire industrielle de la vallée de la Romanche (massif de l'Oisans, Isère) retient l'attention de l'historien. Histoire industrielle qui plonge ses racines dans le Moyen Âge grâce à l'énergie hydraulique, mais qui prend un réel essor à la fin du XIXe siècle avec le développement d'abord des papeteries, puis des usines hydroélectriques. Plusieurs hameaux s'échelonnent le long de l'étroit sillon comme autant de centres de production et de lieux de vie. Vie qui s'organise sous la houlette de grands industriels qui remodèlent totalement la vallée. Les années de guerre sont fastes grâce à la production massive d'obus. Le cosmopolitisme est alors important. Chaque communauté a ses bâtiments propres. Cette vallée alpine, a priori peu accueillante, est devenue un monde apparemment clos, avec ses règles de vie strictement encadrée par les patrons, son architecture industrielle, la cohabitation de communautés très diverses, un paysage totalement modifié par l'homme jusqu'à la récente décadence. Paysage qui est à la veille de subir une nouvelle transformation avec la destruction des barrages au fil de l'eau, des centrales, etc.