Travailler et vivre en coopérative à Saint-Claude (Jura) au début du XXe siècle
2006
Alain Melo

Extrait de : "Le travail et les hommes aux XIXe et XXe siècles (édition électronique) "
sous la direction de Dominique Barjot ; 127e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Nancy, 2002

Jan Berting, François Audigier, Bruno Benoit, Daniel Chave, Jeanine Cohen, Arnaud Berthonnet, Yvan Combeau, Marie-Christine Bailly-Maître, Laurence Pissard, Jérôme Cucarull, Alain Gatti, Fabienne Picard, Nathalie Rodet-Kroichvili, Alain Mélo, Christiane Demeulenaere-Douyère, David Lamoureux, Stéphanie Queval, Jean Lorcin, Chip Buchheit, Pascal Raggi, Anne Marle, Pierre Barbier, Daniel Berthereau, Florent Vanremortère, Daniel Blanc, Étienne Thévenin

Paris, Éditions du CTHS
2006
p. 142-151
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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La ville jurassienne a vu naître et se développer une forme spécifique de coopération, désignée par Charles Gide sous le nom d' « école de Saint-Claude » (1902). Inspirée des principes inventés à Lyon par Michel-Marie Derrion en 1834, cette école coopérative a été appliquée à l'alimentation et aux productions locales, tournerie (pipes) et travail diamantaire. Elle interdisait tout partage des bénéfices au profit d'une socialisation totale.
Ce mouvement social original s'est développé sur une conception particulière du travail, inspirée de l'idéologie socialiste. Il s'agissait, pour les nouveaux prolétaires aux « facultés de vie » réduites par la « concentration industrielle », de valoriser par eux-mêmes et pour eux-mêmes leur capacité de travail, afin de générer à la fois l'acquisition et la maîtrise des moyens de production et l'édification d'une société équitable et réconciliée.