Le Bureau des temps élémentaires, précurseur de l'étude du travail
2006
Pierre Barbier

Extrait de : "Le travail et les hommes aux XIXe et XXe siècles (édition électronique) "
sous la direction de Dominique Barjot ; 127e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Nancy, 2002

Jan Berting, François Audigier, Bruno Benoit, Daniel Chave, Jeanine Cohen, Arnaud Berthonnet, Yvan Combeau, Marie-Christine Bailly-Maître, Laurence Pissard, Jérôme Cucarull, Alain Gatti, Fabienne Picard, Nathalie Rodet-Kroichvili, Alain Mélo, Christiane Demeulenaere-Douyère, David Lamoureux, Stéphanie Queval, Jean Lorcin, Chip Buchheit, Pascal Raggi, Anne Marle, Pierre Barbier, Daniel Berthereau, Florent Vanremortère, Daniel Blanc, Étienne Thévenin

Paris, Éditions du CTHS
2006
p. 237-249
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Le Bureau des temps élémentaires (BTE), association interprofessionnelle pour l'étude du travail, a pris naissance au sein du Comité national de l'organisation française (CNOF) en 1938. En 1942, le BTE se sépare du CNOF pour créer une association loi 1901 reconnue d'utilité publique.
Dès sa création par d'importantes entreprises de l'époque, le BTE se positionne en leader incontesté dans le domaine de l'étude du travail, en s'appuyant sur les travaux et systèmes existants (F. L. Gilbreth, R. Barnes, J. Amar, C. Bedaux, H. B. Maynard, etc.). Il aborde l'étude des temps dans la logique plus globale de l'organisation scientifique du travail (OST). Il concentre son activité de recherches, de formation et de publication, sur l'étude et la mesure des temps, les méthodes et l'ordonnancement.
L'auteur, ancien professeur au Bureau des temps élémentaires et au Conservatoire national des arts et métiers, présente comment depuis 1938 le BTE a rempli un rôle essentiel auprès de milliers d'entreprises et de centaines de milliers de stagiaires. Il décrit l'impact de la loi de juillet 1971, concernant la formation permanente, sur le secteur de la formation. Il s'attache à montrer comment la mise en cause du chronométrage, l'amélioration des conditions de travail et les nouvelles approches de management participatif ont perturbé l'évolution du BTE dans les années 1970-1980.