L'inévitable aliénation ? La division du travail en Grande-Bretagne à l'aube de la révolution industrielle
2006
Marie-Odile Bernez

Extrait de : "Le travail avant la révolution industrielle (édition électronique)"
sous la direction de Maurice Hamon ; 127e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Nancy, 2002

Robert Carvais, Michèle Virol, Christian Desplat, Françoise Bayard, Charlotte Guichard, Michèle Toucas-Bouteau, Dominique Flon, Ania Guini-Skliar, Jean-François Budin, Olivier Zeller, Catherine Lanoe, Patrice Bret, Marie-Odile Bernez, Bernard Lachèse, Natacha Coquery, Aude Revier, René Plessix, Daniel Berni, Jean Flouret, Yann Le Hérissé, Jean-Paul Casse, Stefano Simiz, Nadège Perry, Abdallah Fili, Marie-Hélène Colin, Jocelyne Portier, Pascal Even, Luisa Dolza, Liliane Hilaire-Perez, Zina Weygand, Koïchi Horikoshi, Pierre Vicq, François Lormant, Georges Hanne, Jean-Marc Olivier, André Ferrer, Pierre Legal
Paris, Éditions du CTHS
2006
p. 155-164
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Adam Smith, dans ses Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations attire l'attention sur le caractère inévitable de la division du travail et ses aspects positifs pour l'économie. Il reconnaît aussi les aspects négatifs de cette division du travail pour l'individu forcé de s'y conformer. Après un rappel de le position de Smith, nous verrons en seconde partie comment les médecins, en particulier William Buchan, ont perçu les inconvénients physiques de la grande industrie qui se met en place en Grande-Bretagne dans le dernier tiers du XVIIIe siècle. Enfin, nous étudierons le combat mené par William Godwin, auteur radical et pré-anarchiste, contre cette division aliénante des tâches, en faveur d'un partage équitable du travail. Ainsi, cette question de la division du travail, qui devait mener aux analyses de Marx, posa, dès ses débuts, le problème de l'aliénation de l'homme par un travail absurde et répétitif.