Le travail dans les forêts lorraines au XVIIIe siècle
2006
Daniel Berni

Extrait de : "Le travail avant la révolution industrielle (édition électronique)"
sous la direction de Maurice Hamon ; 127e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Nancy, 2002

Robert Carvais, Michèle Virol, Christian Desplat, Françoise Bayard, Charlotte Guichard, Michèle Toucas-Bouteau, Dominique Flon, Ania Guini-Skliar, Jean-François Budin, Olivier Zeller, Catherine Lanoe, Patrice Bret, Marie-Odile Bernez, Bernard Lachèse, Natacha Coquery, Aude Revier, René Plessix, Daniel Berni, Jean Flouret, Yann Le Hérissé, Jean-Paul Casse, Stefano Simiz, Nadège Perry, Abdallah Fili, Marie-Hélène Colin, Jocelyne Portier, Pascal Even, Luisa Dolza, Liliane Hilaire-Perez, Zina Weygand, Koïchi Horikoshi, Pierre Vicq, François Lormant, Georges Hanne, Jean-Marc Olivier, André Ferrer, Pierre Legal
Paris, Éditions du CTHS
2006
p. 217-222
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Au XVIIIe siècle, la forêt représente un milieu de vie fréquenté par les hommes auxquels elle procure combustible, matériau de construction, outillage et terrains de pâturage mais elle est également un produit essentiel pour le développement industriel ; les forges, verreries, salines, etc., ont besoin de quantité importante de bois. À la différence d'autres provinces françaises, dans les duchés de Lorraine et de Bar, et plus particulièrement dans les Vosges, les verreries s'installent à l'intérieur d'une forêt et disposent de droits d'usage très importants. De ce fait, le bois devient un produit de première nécessité et une source de richesse pour les propriétaires, qui en tirent des revenus de plus en plus substantiels. Ils s'entourent alors d'une administration spécialisée et élaborent une législation particulière pour protéger leurs biens contre les abus des usagers, et remettre en cause les droits de ces usagers.
La Lorraine n'échappe pas à cette règle, surtout en disposant de très importantes surfaces boisées, estimées à 470 000 hectares à la veille de la Révolution, ce qui représente presque un tiers de la superficie de son territoire. L'examen des archives des Eaux et Forêts révèle que de nombreuses personnes vivent et travaillent dans ces forêts, en y exerçant divers métiers que nous nous proposons d'étudier. Ces activités sont soumises à un certain encadrement et à un règlement pour éviter des abus.