Être imprimeur à La Rochelle sous l'Ancien Régime
2006
Jean Flouret

Extrait de : "Le travail avant la révolution industrielle (édition électronique)"
sous la direction de Maurice Hamon ; 127e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Nancy, 2002

Robert Carvais, Michèle Virol, Christian Desplat, Françoise Bayard, Charlotte Guichard, Michèle Toucas-Bouteau, Dominique Flon, Ania Guini-Skliar, Jean-François Budin, Olivier Zeller, Catherine Lanoe, Patrice Bret, Marie-Odile Bernez, Bernard Lachèse, Natacha Coquery, Aude Revier, René Plessix, Daniel Berni, Jean Flouret, Yann Le Hérissé, Jean-Paul Casse, Stefano Simiz, Nadège Perry, Abdallah Fili, Marie-Hélène Colin, Jocelyne Portier, Pascal Even, Luisa Dolza, Liliane Hilaire-Perez, Zina Weygand, Koïchi Horikoshi, Pierre Vicq, François Lormant, Georges Hanne, Jean-Marc Olivier, André Ferrer, Pierre Legal
Paris, Éditions du CTHS
2006
p. 223-236
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Les documents d'archives, ainsi que les répertoires bibliographiques, permettent de brosser un tableau de l'imprimerie à La Rochelle, depuis la renaissance de la ville à la suite du siège de 1628 jusqu'à la Révolution. On peut ainsi examiner d'abord, d'après le contenu des contrats d'apprentissage, la formation des compagnons sur le tour de France et sur place, ainsi que les ressources matérielles des ateliers. Ensuite, le poids des autorités se faisant plus envahissant au cours des années, le nombre des imprimeries est limité et des règles strictes sont imposées pour le recrutement des maîtres. Un certain laxisme fait ainsi place, au XVIIIe siècle, à des structures bien contrôlées : les deux ateliers autorisés sont encore souvent tenus de père en fils (ou gendre), mais des problèmes surgissent dans la nomination des maîtres. Cependant, à force de travail, on arrive, avec un matériel assez vétuste et peu considérable, à une production intéressante pour une petite ville ; on peut même imprimer du grec et de l'hébreu. Avec la Révolution, la liberté d'ouvrir une officine ne voit apparaître qu'un ou deux imprimeurs éphémères et ne se traduit pas par une augmentation notable de la production, d'autant que le choix de Saintes comme chef-lieu du nouveau département prive vite La Rochelle de l'impression de la plupart des documents officiels.