Les confréries de métiers dans la cité l'exemple champenois du XVIe au XVIIIe siècle
2006
Stefano Simiz

Extrait de : "Le travail avant la révolution industrielle (édition électronique)"
sous la direction de Maurice Hamon ; 127e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Nancy, 2002

Robert Carvais, Michèle Virol, Christian Desplat, Françoise Bayard, Charlotte Guichard, Michèle Toucas-Bouteau, Dominique Flon, Ania Guini-Skliar, Jean-François Budin, Olivier Zeller, Catherine Lanoe, Patrice Bret, Marie-Odile Bernez, Bernard Lachèse, Natacha Coquery, Aude Revier, René Plessix, Daniel Berni, Jean Flouret, Yann Le Hérissé, Jean-Paul Casse, Stefano Simiz, Nadège Perry, Abdallah Fili, Marie-Hélène Colin, Jocelyne Portier, Pascal Even, Luisa Dolza, Liliane Hilaire-Perez, Zina Weygand, Koïchi Horikoshi, Pierre Vicq, François Lormant, Georges Hanne, Jean-Marc Olivier, André Ferrer, Pierre Legal
Paris, Éditions du CTHS
2006
p. 263-272
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Au sein de l'univers associatif chrétien, les confréries de métier du nord et de l'est de la France offrent d'évidents traits spécifiques. Après un difficile XVIe siècle où ces groupements d'intercession et de charité sont l'objet de méfiance, et directement visés par les actes de l'administration royale et des conciles de l'Église champenoise, ils retrouvent une place importante dans la cité. Celle-ci reste encore peu mise en valeur car l'historiographie les a laissés dans l'ombre du nouveau modèle dominant, celui de la confrérie de dévotion, pieuse et édifiante. Cette communication se propose de remettre en lumière le rôle des confréries de métier dans les villes de Champagne, à partir de l'analyse de plusieurs dizaines de règlements statutaires, de comptes, des sources ecclésiastiques et des archives communales. Premières par le nombre, ces confréries participent comme les autres à l'animation du temps et de l'espace urbain (processions de la Fête-Dieu, des jubilés...), entretiennent des rapports étroits avec les couvents de Mendiants et tiennent leur place dans l'ordre social de la cité. De plus, la distinction d'avec les autres confréries n'est pas toujours pertinente, le métier se comportant par son recrutement, ses suffrages de piété (par exemple l'indulgence) et ses exigences morales comme une véritable compagnie dévote.