La confrérie Sainte-Anne : trois siècles d'existence d'une confrérie de métier
2006
Nadège Perry

Extrait de : "Le travail avant la révolution industrielle (édition électronique)"
sous la direction de Maurice Hamon ; 127e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Nancy, 2002

Robert Carvais, Michèle Virol, Christian Desplat, Françoise Bayard, Charlotte Guichard, Michèle Toucas-Bouteau, Dominique Flon, Ania Guini-Skliar, Jean-François Budin, Olivier Zeller, Catherine Lanoe, Patrice Bret, Marie-Odile Bernez, Bernard Lachèse, Natacha Coquery, Aude Revier, René Plessix, Daniel Berni, Jean Flouret, Yann Le Hérissé, Jean-Paul Casse, Stefano Simiz, Nadège Perry, Abdallah Fili, Marie-Hélène Colin, Jocelyne Portier, Pascal Even, Luisa Dolza, Liliane Hilaire-Perez, Zina Weygand, Koïchi Horikoshi, Pierre Vicq, François Lormant, Georges Hanne, Jean-Marc Olivier, André Ferrer, Pierre Legal
Paris, Éditions du CTHS
2006
p. 273-280
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Le premier février 1775, les maîtres menuisiers de Rambervillers, ville du nord du département des Vosges, ont établi comme corollaire de leur métier une confrérie sous la titulature de sainte Anne. Cette communication a pour but de mettre en valeur l'existence exceptionnelle de cette association, grâce à son livret, source d'autant plus précieuse que ce registre est tenu encore de nos jours, et cela malgré quelques interruptions. La confrérie a donc traversé trois siècles d'histoire. C'est un modèle de longévité qui a résisté, grâce à sa flexibilité, aux attaques de Turgot en 1776, et à la Révolution. Sa souplesse d'adaptation explique les différents redémarrages, et notamment celui de 1803, date du rétablissement de la confrérie après une lacune de dix ans. C'est à ce moment que les confrères rédigent un nouveau statut, plus approprié que celui de 1775 aux réalités du temps.
La confrérie de Sainte-Anne est certes une confrérie de métier, mais elle est avant tout une fondation pieuse, ouverte à toutes les personnes ayant pour la sainte patronne une dévotion particulière. Comme toutes les associations de ce genre, la pratique religieuse suit un idéal chrétien, et tout individu irrespectueux est immédiatement sanctionné.