Le travail et les hommes dans les manufactures hospitalières de la généralité de Tours de 1658 à 1789
2006
Jocelyne Portier

Extrait de : "Le travail avant la révolution industrielle (édition électronique)"
sous la direction de Maurice Hamon ; 127e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Nancy, 2002

Robert Carvais, Michèle Virol, Christian Desplat, Françoise Bayard, Charlotte Guichard, Michèle Toucas-Bouteau, Dominique Flon, Ania Guini-Skliar, Jean-François Budin, Olivier Zeller, Catherine Lanoe, Patrice Bret, Marie-Odile Bernez, Bernard Lachèse, Natacha Coquery, Aude Revier, René Plessix, Daniel Berni, Jean Flouret, Yann Le Hérissé, Jean-Paul Casse, Stefano Simiz, Nadège Perry, Abdallah Fili, Marie-Hélène Colin, Jocelyne Portier, Pascal Even, Luisa Dolza, Liliane Hilaire-Perez, Zina Weygand, Koïchi Horikoshi, Pierre Vicq, François Lormant, Georges Hanne, Jean-Marc Olivier, André Ferrer, Pierre Legal
Paris, Éditions du CTHS
2006
p. 303-314
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Les manufactures hospitalières sont notifiées dans les lettres patentes portant création d'hôpital général. Il faut lutter contre l'oisiveté, la mise au travail étant la seule solution envisagée pour éliminer valablement la mendicité et le vagabondage.
Dans la généralité de Tours, quatre hôpitaux généraux sont créés et mis en place dans la seconde moitié du XVIIe siècle : Angers, Laval, Le Mans et Tours. La réglementation des manufactures est différente pour chaque établissement hospitalier. Ces manufactures hospitalières abritent toujours plusieurs activités. D'une part, il s'agit d'occuper les pauvres, d'autre part, les enfants reçoivent une formation qui leur donne le titre de compagnon, voire de maître. Ils sont encadrés par les sœurs hospitalières, d'autres pauvres, des maîtres extérieurs ou ayant un contrat avec l'hôpital général sous le contrôle des administrateurs. Quant aux produits des manufactures hospitalières, soit ils représentent une source de revenu non négligeable, soit ils servent dans l'institution hospitalière même (draps, vêtements, torchons, etc.). Il existe également une situation mixte : une fois les besoins internes satisfaits, le surplus est vendu dans la boutique de l'hôpital général.