Pouvoirs du portrait sous les Habsbourg d'Espagne
2011
Diane H. Bodart
ISBN : 978-2-7355-0756-6
590 p. | 16, 5 x 22 cm | ill. | br.
Collection : L'Art et l'Essai
N° dans la collection : 10
Code Sodis : F30805.6
Co-édition: Institut national d'histoire de l'art (INHA)
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Faire d’un homme d’une extrême laideur le portrait d’un empereur : c’est le défi que Titien releva lorsqu’il fut chargé de peindre Charles Quint. Il s’acquitta si bien de cette tâche délicate que ses œuvres devinrent le modèle pour représenter le souverain autrichien et ses successeurs à la couronne d’Espagne. Elles s’imposèrent de surcroît comme paradigme d’excellence dans la pratique et les théories artistiques.
De cet exemple fondateur du portrait du pouvoir à l’époque moderne, l’auteur nous entraîne dans un long voyage à travers l’Italie et l’Espagne, nous menant du coloris de Titien au pinceau de Velázquez. En analysant le langage figuratif des œuvres et sa réception critique, les dispositifs d’exposition et les gestes accomplis par le public, ce livre interroge les pouvoirs que l’art et la politique confèrent à ce substitut de présence qu’est le portrait.
Prix Eugène-Carrière de l'Académie française | 2012
Table des matières :
Introduction Dialogue avec le portrait Première partie Le portrait exemplaire Chapitre I Charles Quint et Titien ou le mythe d’Alexandre et Apelle Chapitre II Le modèle impérial Chapitre III Le visage de l’empereur Chapitre IV Le... (lire la suite...)
Comptes rendus parus dans la presse :
Actualités Poitou-Charentes
02/02/2012 - Jean-Luc Terradillos
Entretien
Extrait d'un entretien avec l'auteur paru dans L'Actualité du Poitou-Charentes n°95 | janv. fév. mars 2012
"Rédaction — Au XVIe siècle, un bon portrait est-il ressemblant au modèle ?
Diane Bodart — Étant donné qui nous n'avons pas le moyen de comparer le modèle à son portrait, parlons plutôt d'effet de ressemblance. Un portrait représenté de façon minutieuse, avec une attention très précise pour les détails, n'est pas nécessairement plus ressemblant qu'un portrait plus enlevé. Cela tient à la part d'interprétation de l'artiste mais aussi à la construction intentionnelle de portrait. Il faut que le portrait ressemble à l'individu mais aussi au modèle social."

Bulletin de l'Association des historiens de l'art italien (AHAI)
13/09/2012 - Michel Hochmann
Compte rendu
Extrait parue dans le Bulletin de l'Association des historiens de l'art italien
"Une large partie de l’enquête est réservée aux portraits de Charles Quint. On y trouve une véritable théorie générale du genre du portrait à la Renaissance, [l'auteur] reprend notamment [...] la question complexe du début des relations entre l'empereur et son peintre, en se demandant quel fut le premier portrait que Titien peignit de Charles Quint.
Cet ouvrage est [...] un travail remarquable, dont on doit admirer les points de vue amples et variés et il deviendra sans aucun doute un travail de référence."


Mémoire des arts
13/09/2012 - M. G.
Compte rendu
Extrait de la recension parue dans la revue Mémoire des Arts n°96 | sept.-oct. 2012
"L’importante diffusion des portraits de souverains, frappés sur les monnaies ou encore aux frontispices des monuments publics, induisait les conditions essentielles de l’efficacité politique de ces représentations, comme l’explique Diane H. Bodart. Un remplacement de la présence corporelle d’un souverain par une image, signifiant l’omniprésence et l’omnipotence. [...] Une publication très complète avec un cahier d’illustrations."

La revue de l'art - comité français d'histoire de l'art
19/02/2013 - Damien Bril
Compte rendu
Extraits du compte rendu Revue de l'art, n°178,/2012-4

"Par l'ampleur de son regard, qui embrasse la dynastie espagnole jusqu'au seuil du XVIIIe siècle, Diane Bodart ouvre une réflexion profonde et documentée sur le portrait, en même temps qu'elle présente avec précision la spécificité du modèle habsbourgeois."

Renaissance quaterly
21/05/2013 - Elsje van Kessel
Compte rendu
Extraits du compte rendu
"Over the last years, research on the early modern portrait has gained
momentum. Moving beyond the later seventeenth-century theoretical dismissal
of the portrait as an allegedly inferior genre, scholars have studied portrait
iconography, issues of likeness, identity construction, and the genre’s poetics.
Still largely missing are studies assessing the effects of portraits on their viewers, and
it is the great merit of Diane Bodart’s book to have taken this topic seriously. [...]

[...] this is an admirable and important study deserving a wide and
international readership."