Paris, capitale de la toile à peindre
XVIIIeXIXe siècle - 2015
Pascal Labreuche
ISBN : 978-2-7355-0745-0
368 p. | 16,5 x 22 cm | ill. | br.
Collection : L'Art et l'Essai
N° dans la collection : 9
Code Sodis : F30794.5
Co-édition: Institut national d'histoire de l'art (INHA)
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Qui sont les ancêtres des Lefranc & Bourgeois et des Sennelier – enseigne familière à tout arpenteur des quais de la Seine à Paris ? C’est leur histoire qui nous est contée ici, particulièrement effervescente dans les années qui suivent la Convention et dans la première moitié du XIXe siècle. Elle mobilise chimistes, savants, fabricants, artistes et directeurs d’institutions : les noms de Chaptal, Mérimée et Nieuwerkerke côtoient ceux de David, Lefranc et Belot. L’auteur retrace le parcours de ces hommes qui, portés par leur engouement pour la peinture, ont placé toiles, colles, enduits et pigments au centre de leurs recherches. Un récit qui mêle plusieurs histoires, celle de l’industrie, de la culture et de l’art.
1re édition : juin 2011
Table des matières :
Préface de Jean-Pierre Babelon Introduction Chapitre I Héritage et tradition technique Tissage et formats des toiles Les toiles utilisées pour la peinture Première standardisation des formats parisiens L’aunage des toiles Le châssis Les... (lire la suite...)
Comptes rendus parus dans la presse :
CeROArt
12/06/2012 - Sophie Moreaux
Compte rendu
Extraits du compte rendu paru en ligne le 25 novembre 2011

"L’auteur se livre à une exégèse approfondie et particulièrement documentée de l’histoire matérielle de la peinture à Paris durant les XVIIIe et XIXe siècles : la capitale française est alors le lieu d’une intense activité picturale, supportée par les innovations techniques ; son rayonnement est manifeste dans tout le pays et au-delà des frontières.

(...) L’auteur a choisi de nous livrer un épilogue, plutôt qu’une conclusion : terme judicieusement choisi, car il s’est fait conteur en même temps qu’historien, ressuscitant un monde, plutôt que des connaissances abstraites. Car cette étude spécifique et résolument originale restitue, de sa plume bien trempée le foisonnement des activités liées au métier du peintre. La démarche quasi archéologique a nécessité le dépouillement minutieux d’archives inédites ; documents fiscaux, actes de sociétés, brevets, histoire des familles... D’autre part, le recensement des indices matériels témoignant des procédés de fabrication a été essentiel pour combler les vides documentaires et relier les informations ponctuelles. Enfin, la compilation des recherches et publications déjà réalisées dans des domaines connexes permet de compléter largement l’état de la question.
Les enjeux et les finalités de ce brillant ouvrage sont multiples et susceptibles d’intéresser tous ceux qui côtoient les toiles anciennes, conservateurs, restaurateurs, historien de l’art, marchands, collectionneur... ou simplement curieux."

Lien : http://ceroart.revues.org/2264

Nonfiction.fr
12/06/2012 - Christian Ruby
compte rendu
Extraits du compte rendu de Christian Ruy

"A force de restreindre la peinture à la seule surface artistique et esthétique, on a négligé les supports matériels de celle-ci. Tout un discours sur l’esprit de l’art s’est rendu insensible à ce qui la rend possible : les toiles utilisées, les pinceaux, les couleurs, les gommes, les crayons... Et pourtant des archives matérielles imposantes existent qui demeurent ignorées de ceux que la division du travail n’intéresse pas. Et pourtant entre toile de Mayenne ou de Mortagne-au-Perche et production flamande, entre le bois des châssis permettant l’extension et les châssis ordinaires, entre les enduits courants et les préparations huileuses, voire les colles et les enduits en détrempe, comment ne pas entrevoir que ce monde industriel offre plusieurs modes de mise en œuvre de la peinture, et soutient des filières ou des écoles différentes ?"

Lien : http://www.nonfiction.fr/article-5241-la_toile_a_peindre_une_autre_industrie_culturelle.htm

Histara
12/06/2012 - Adeline Leydet
compte rendu
Extraits du compte rendu paru le 02 avril 2012

"Il s’agit d’un ouvrage très pointu et technique, d’une grande rigueur scientifique. Le travail de P. Labreuche ne vise pas uniquement les professionnels mais aussi les amateurs, voire les étudiants en histoire de l’art, car tous les termes techniques sont présentés et expliqués – nous faisons particulièrement ici référence aux couleurs et pigments employés. Paris, capitale de la toile à peindre constitue une somme non seulement sur le support de la couche picturale qu’est la toile à peindre, mais aussi sur tout ce qui l’entoure."

Lien : http://histara.sorbonne.fr/cr.php?cr=1453&lang=fr

Annales. Histoire, Sciences sociales
28/02/2014 - Nathalie Heinich
Extrait du compte-rendu paru dans les Annales (68e année - n°3; juillet-septembre 2013), pp. 905-908 :

" Voilà un titre inattendu : l'on savait Paris capitale de beaucoup de choses, mais pas de cet objet trivial, et sans doute quelque peu oublié aujourd'hui, qu'est la toile à peindre. Le livre n'en est pas pour autant farfelu, bien au contraire : d'abord parce qu'il est remarquablement mis en page et illustré, ensuite parce qu'il met en oeuvre une démarche originale en matière d'histoire de l'art, en s'intéressant uniquement à sa dimension la plus matérielle que sont les matériaux du peintre - toile, châssis, couleurs. Bref, il s'agit d'une originale et exemplaire illustration de ce que peut être une histoire matérialiste de l'art."