Les huit heures de travail aux chemins de fer PLM
du cadre théorique à la pratique du terrain - 2007
David LAMOUREUX

Extrait de : "Temps social, temps vécu (édition électronique)"
Sous la direction de Claude Mazauric ; 129e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Besançon, 2004

Alain BIHR, Emmanuel FAIVRE, Jean-Claude HORNUS, Philippe MANNEVILLE, Nadine RIBET, Olivier VERNIER, Benoist PIERRE, Christine BARRALIS, Jean-Daniel MOREROD, Bruno RESTIF, Christine PEREZ, Marie-Christine LACHESE, Philippe LARDIN, Robert CHAMBOREDON, Olivier TROUBAT, Théotiste JAMAUX-GOHIER, Olivier CODINA, Michel VERNUS, Corinne MARACHE, Aimée MOUTET, Nicolas HATZFELD, Roselyne PROST, Piero-D. GALLORO, Pascal RAGGI, Claude ROCHETTE, David LAMOUREUX, Sophie BERNARD, Sébastien RICHEZ, Béatrice EYSERMANN, Thierry WENDLING, François BAUDELAIRE, Pierre CHARBONNIER, Thierry COUZIN, Bernard LACHESE, Michèle TOUCAS-BOUTEAU, Yvan COMBEAU, Gérard BODE, Jacques GAVOILLE, Michel MIEUSSENS, Anne THOMAZEAU
Paris, Éditions du CTHS
2007
p. 292-303
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Le vote de la loi de huit heures de travail hebdomadaires, en avril 1919, bouleverse l’activité ferroviaire, car certains métiers ont des rythmes de travail spécifiques. Rapidement, une commission paritaire est chargée de déterminer les règles d’application de cette nouvelle loi dans les chemins de fer. Mais elle ne permet pas trouver de trouver un terrain d’entente.
Dès lors, les ministres successifs des Travaux publics signent plusieurs décrets pour régler cette question. Leurs décisions ne satisfont ni les responsables du Paris à Lyon et à la Méditerranée, ni leurs employés. Tandis que les premiers remettent en cause la loi de huit heures au nom de la spécificité ferroviaire ; les seconds dénoncent le recours abusif aux dérogations et se battent pour préserver un acquis essentiel. Et au-delà de la question juridique, cette loi a de nombreuses répercussions pour le réseau PLM qui doit s’adapter à cette nouvelle réglementation du travail.