Digressions autour de la date de Pâques
2007
François BAUDELAIRE

Extrait de : "Temps social, temps vécu (édition électronique)"
Sous la direction de Claude Mazauric ; 129e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Besançon, 2004

Alain BIHR, Emmanuel FAIVRE, Jean-Claude HORNUS, Philippe MANNEVILLE, Nadine RIBET, Olivier VERNIER, Benoist PIERRE, Christine BARRALIS, Jean-Daniel MOREROD, Bruno RESTIF, Christine PEREZ, Marie-Christine LACHESE, Philippe LARDIN, Robert CHAMBOREDON, Olivier TROUBAT, Théotiste JAMAUX-GOHIER, Olivier CODINA, Michel VERNUS, Corinne MARACHE, Aimée MOUTET, Nicolas HATZFELD, Roselyne PROST, Piero-D. GALLORO, Pascal RAGGI, Claude ROCHETTE, David LAMOUREUX, Sophie BERNARD, Sébastien RICHEZ, Béatrice EYSERMANN, Thierry WENDLING, François BAUDELAIRE, Pierre CHARBONNIER, Thierry COUZIN, Bernard LACHESE, Michèle TOUCAS-BOUTEAU, Yvan COMBEAU, Gérard BODE, Jacques GAVOILLE, Michel MIEUSSENS, Anne THOMAZEAU
Paris, Éditions du CTHS
2007
p. 348-360
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Depuis près de deux mille ans les chrétiens « d’Orient » et « d’Occident » discutent, s’entredéchirent sur la date à laquelle il convient de célébrer la résurrection du Christ, la Pâque. Ce désaccord perdure toujours aujourd’hui. Au cours des siècles, toutes sortes
d’interprétations ont existé sur cette date, qui ont donné lieu à des calculs aussi compliqués qu’inutiles pour la fixer. Depuis Charlemagne jusqu’en 1582 (date de la réforme grégorienne du calendrier) cet accord a existé. Les églises d’Orient n’ayant pas admis cette réforme, les divergences ont repris. Il est parfaitement admis par toutes les autorités religieuses que cette date en elle-même n’a pas de signification canonique, mais la force de la tradition est telle
que les différentes parties campent sur des positions parfaitement rigides. L’auteur rappelle cette histoire, et les modes de calcul correspondants. Il montre l’absurde d’une situation où un calcul très compliqué est fait sur des données artificielles. Il termine par l’évocation d’un colloque tenu à Alep en 1997, qui malgré une recommandation très logique et très
raisonnable, n’a pas permis, à ce jour, de conduire à un accord.