Le temps vécu ou la journée d’un Français moyen au XVe siècle selon les lettres de rémission
2007
Pierre CHARBONNIER

Extrait de : "Temps social, temps vécu (édition électronique)"
Sous la direction de Claude Mazauric ; 129e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Besançon, 2004

Alain BIHR, Emmanuel FAIVRE, Jean-Claude HORNUS, Philippe MANNEVILLE, Nadine RIBET, Olivier VERNIER, Benoist PIERRE, Christine BARRALIS, Jean-Daniel MOREROD, Bruno RESTIF, Christine PEREZ, Marie-Christine LACHESE, Philippe LARDIN, Robert CHAMBOREDON, Olivier TROUBAT, Théotiste JAMAUX-GOHIER, Olivier CODINA, Michel VERNUS, Corinne MARACHE, Aimée MOUTET, Nicolas HATZFELD, Roselyne PROST, Piero-D. GALLORO, Pascal RAGGI, Claude ROCHETTE, David LAMOUREUX, Sophie BERNARD, Sébastien RICHEZ, Béatrice EYSERMANN, Thierry WENDLING, François BAUDELAIRE, Pierre CHARBONNIER, Thierry COUZIN, Bernard LACHESE, Michèle TOUCAS-BOUTEAU, Yvan COMBEAU, Gérard BODE, Jacques GAVOILLE, Michel MIEUSSENS, Anne THOMAZEAU
Paris, Éditions du CTHS
2007
p. 361-369
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Les lettres de rémission, c’est-à-dire les décisions de grâce royale reprenant les termes de la supplique déposée par un coupable et rédigée pour lui par un notaire, représentent sans doute le seul type de document permettant de connaître la mentalité et les comportements du Français moyen du XVe siècle. Comme le moment du crime y est situé assez précisément dans le temps, il est possible de faire le point sur les dates et les heures retenues par les suppliants. Il en ressort que la laïcisation du temps est largement accomplie, même si les références religieuses n’ont pas disparu. Du point de vue de la vie quotidienne, il convient de distinguer les jours ouvrables et les autres (dimanches et fêtes), fort nombreux. Derrière cette distinction, il faut aussi opposer les hommes et les femmes. Étant donné que les lettres renvoient principalement à des homicides, les hommes y sont beaucoup plus présents, tant dans leurs travaux que dans leurs loisirs, qui s’étendent même aux jours ouvrables. Les femmes apparaissent largement confinées dans leur ménage.