Le « temps de connaissance » entre Paris et la colonie de La Réunion
2007
Yvan COMBEAU

Extrait de : "Temps social, temps vécu (édition électronique)"
Sous la direction de Claude Mazauric ; 129e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Besançon, 2004

Alain BIHR, Emmanuel FAIVRE, Jean-Claude HORNUS, Philippe MANNEVILLE, Nadine RIBET, Olivier VERNIER, Benoist PIERRE, Christine BARRALIS, Jean-Daniel MOREROD, Bruno RESTIF, Christine PEREZ, Marie-Christine LACHESE, Philippe LARDIN, Robert CHAMBOREDON, Olivier TROUBAT, Théotiste JAMAUX-GOHIER, Olivier CODINA, Michel VERNUS, Corinne MARACHE, Aimée MOUTET, Nicolas HATZFELD, Roselyne PROST, Piero-D. GALLORO, Pascal RAGGI, Claude ROCHETTE, David LAMOUREUX, Sophie BERNARD, Sébastien RICHEZ, Béatrice EYSERMANN, Thierry WENDLING, François BAUDELAIRE, Pierre CHARBONNIER, Thierry COUZIN, Bernard LACHESE, Michèle TOUCAS-BOUTEAU, Yvan COMBEAU, Gérard BODE, Jacques GAVOILLE, Michel MIEUSSENS, Anne THOMAZEAU
Paris, Éditions du CTHS
2007
p.395-402
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Entre le centre et la périphérie ultra-marine des colonies, l’espace et la distance constitue une considérable amplitude et un rapport (métropole-colonie) où se mêlent le temps des initiatives et des expectatives. Paris décide alors que la colonie est en attente. À près de 10.000 kilomètres, La Réunion, vieille colonie française, se retrouve dans cette posture de décalage entre le temps d’une Histoire nationale et le rythme d’une colonie en quête d’informations. L’île construit en partie son histoire à partir de cet écart et de ce « temps de connaissance », qui représente la durée d’une navigation de Marseille à Saint-Denis de La Réunion. Temps pris par le transport d’une malle chargée de communications, d’un commissaire de la République, d’un élu... Au travers de plusieurs moments de l’histoire politique nationale et réunionnaise, nous proposons une étude de ce temps de connaissance (et de reconnaissance) qui s’impose comme une donnée constitutive dans l’histoire de la colonie.