Temps scolaire en internat de rééducation pour filles
(années 1940-années 1960) - 2007
Anne THOMAZEAU

Extrait de : "Temps social, temps vécu (édition électronique)"
Sous la direction de Claude Mazauric ; 129e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Besançon, 2004

Alain BIHR, Emmanuel FAIVRE, Jean-Claude HORNUS, Philippe MANNEVILLE, Nadine RIBET, Olivier VERNIER, Benoist PIERRE, Christine BARRALIS, Jean-Daniel MOREROD, Bruno RESTIF, Christine PEREZ, Marie-Christine LACHESE, Philippe LARDIN, Robert CHAMBOREDON, Olivier TROUBAT, Théotiste JAMAUX-GOHIER, Olivier CODINA, Michel VERNUS, Corinne MARACHE, Aimée MOUTET, Nicolas HATZFELD, Roselyne PROST, Piero-D. GALLORO, Pascal RAGGI, Claude ROCHETTE, David LAMOUREUX, Sophie BERNARD, Sébastien RICHEZ, Béatrice EYSERMANN, Thierry WENDLING, François BAUDELAIRE, Pierre CHARBONNIER, Thierry COUZIN, Bernard LACHESE, Michèle TOUCAS-BOUTEAU, Yvan COMBEAU, Gérard BODE, Jacques GAVOILLE, Michel MIEUSSENS, Anne THOMAZEAU
Paris, Éditions du CTHS
2007
p. 432-443
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Cette communication étudie un temps scolaire particulier : celui vécu par les jeunes filles en internat de rééducation, c’est-à-dire les mineures de 14 à 21 ans placées par l’autorité judiciaire pour cause de délinquance ou d’inadaptation, entre la Libération et le milieu des années 1960, en France. Dans ces institutions, l’accent est mis sur la formation scolaire, et surtout professionnelle. Cette priorité est matérialisée par l’objectif affiché du placement : l’obtention d’un CAP. Bien que cette caractéristique soit commune aux établissements de garçons, les différences sont nombreuses, des plus évidentes comme la spécialisation sexuée des CAP, aux plus profondes comme la valeur réellement accordée à l’acquisition de compétences professionnelles.
En effet, dans le cas des filles, la préparation des jeunes filles à un avenir d’épouse, de mère et de maîtresse de maison semble également essentiel. De ce fait, le temps passé hors de la classe et des ateliers participe pleinement au processus de rééducation par son contenu comme par son organisation. Deux aspects semblent être particulièrement considérés comme des conditions nécessaires à une rééducation efficace : la rigidité des emplois du temps et la lourde charge horaire.