Les chimistes Auguste Laurent (1807-1853) à l'université de Bordeaux et C. Gerhardt (1816-1856) à l’Université de Montpellier Bordeaux et Charles Gerhardt (1816-1856) à l'université de Montpellier
2007
Myriam SCHEIDECKER-CHEVALLIER

Extrait de : "Transmission et diffusion des savoirs dans le sud de la France (édition électronique)"
Sous la direction de Paul BROUZENG et Marie-Françoise DIOT ; 126e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Toulouse, 2001

Jean-Loup d'HONDT, Daniel DAVID, Lúcio CRAVEIRO DA SILVA, Raquel GONÇALVES, Pierre LASZLO, Hernani L. S. MAIA, Myriam SCHEIDECKER-CHEVALLIER, Suzanne DÉBARBAT, Évelyne BROUZENG-LAVIE, Robert LOCQUENEUX, Laetitia MAISON, Claudine ADAM, Patrick FERTÉ, Corinne CASSE et Véronique GINOUVÈS, Simone MAZAURIC, Jacques MOURIER, Pascale RIVIÉRE, Michel TAILLEFER, Franck VIDAL
Paris, Éditions du CTHS
2007
p. 51-66
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Les noms des deux chimistes français Auguste Laurent et Charles Gerhardt sont toujours associés dans l'histoire de la chimie. Ils sont considérés comme des pionniers dans l'aventure de la chimie organique des années 1830-1850. Peu encouragés, de leur vivant, par les leaders de la chimie en place, J.-J. Berzelius, J.-B. Dumas et J. Liebig, ils firent preuve d'une audace spéculative qui porta ses fruits juste après leur mort, à l'étranger d'abord, en France ensuite.
Laurent a été formé par Dumas à Paris et Gerhardt par Liebig, à Giessen, en Allemagne.
Tous deux sont allés plus loin que leurs maîtres dans leurs spéculations théoriques, sans attendre d'avoir leur assentiment. Ils n'ont jamais pu obtenir un poste dans la capitale et l'un à Bordeaux, l'autre à Montpellier contribuèrent à donner à la chimie organique les bases qui lui manquaient. Laurent a réussi à changer le statut de la théorie en chimie pour qu'elle devienne opératoire, Gerhardt, quant à lui, s'est distingué en proposant des réformes efficaces, finalement acceptées parce qu'elles simplifiaient considérablement le langage de la chimie.