Itinéraires Toulouse-Paris de trois astronomes
Félix Tisserand, Guillaume Bigourdan, Benjamin Baillaud - 2007
Suzanne DÉBARBAT

Extrait de : "Transmission et diffusion des savoirs dans le sud de la France (édition électronique)"
Sous la direction de Paul BROUZENG et Marie-Françoise DIOT ; 126e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Toulouse, 2001

Jean-Loup d'HONDT, Daniel DAVID, Lúcio CRAVEIRO DA SILVA, Raquel GONÇALVES, Pierre LASZLO, Hernani L. S. MAIA, Myriam SCHEIDECKER-CHEVALLIER, Suzanne DÉBARBAT, Évelyne BROUZENG-LAVIE, Robert LOCQUENEUX, Laetitia MAISON, Claudine ADAM, Patrick FERTÉ, Corinne CASSE et Véronique GINOUVÈS, Simone MAZAURIC, Jacques MOURIER, Pascale RIVIÉRE, Michel TAILLEFER, Franck VIDAL
Paris, Éditions du CTHS
2007
p. 67-76
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Trois astronomes ayant fait carrière à l’Observatoire de Toulouse ont été conduits à prendre des fonctions importantes à l’Observatoire de Paris : Félix Tisserand, Guillaume Bigourdan, Benjamin Baillaud.
Le premier, Félix Tisserand (1845-1896), est d’abord recruté à l’Observatoire de Paris. Puis, en 1873, il est nommé à la tête de celui de Toulouse. Cinq ans plus tard, il revient à Paris, mais cette fois à la faculté des sciences. Au décès de l’amiral Mouchez, il lui succède comme directeur de l’Observatoire de Paris, publiant l’année même de sa mort le dernier volume de sa célèbre Mécanique céleste encore rééditée en 1980.
Le deuxième, Guillaume Bigourdan (1851-1932), fait d’abord carrière à l’Observatoire de Toulouse. Incité par Tisserand à le suivre à Paris, il sera, à sa création officielle, en 1919, le premier directeur du Bureau international de l’heure.
Le troisième est Benjamin Baillaud (1848-1934). D’abord nommé, en 1874, astronome de l’Observatoire de Paris, il remplace Tisserand comme directeur de l’Observatoire de Toulouse, au départ de celui-ci pour Paris. Pendant presque trente ans, il y développe les travaux astronomiques avant d’être appelé, en 1908, à la direction de l’Observatoire de Paris. À la création, en 1919, de l’Union astronomique internationale, il en sera le premier président.
Trois itinéraires où l’on voit Paris pépinière pour des directions d’observatoires des universités de province, comme celui de Toulouse, et ces observatoires servir à dégager des hommes prenant des situations de premier plan au niveau national et international.