Les phonothèques comme outil de transmission du savoir en Provence
l'exemple de la Maison méditerranéenne des sciences humaines et sociales - 2007
Corinne CASSE, Véronique GINOUVÈS

Extrait de : "Transmission et diffusion des savoirs dans le sud de la France (édition électronique)"
Sous la direction de Paul BROUZENG et Marie-Françoise DIOT ; 126e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Toulouse, 2001

Jean-Loup d'HONDT, Daniel DAVID, Lúcio CRAVEIRO DA SILVA, Raquel GONÇALVES, Pierre LASZLO, Hernani L. S. MAIA, Myriam SCHEIDECKER-CHEVALLIER, Suzanne DÉBARBAT, Évelyne BROUZENG-LAVIE, Robert LOCQUENEUX, Laetitia MAISON, Claudine ADAM, Patrick FERTÉ, Corinne CASSE et Véronique GINOUVÈS, Simone MAZAURIC, Jacques MOURIER, Pascale RIVIÉRE, Michel TAILLEFER, Franck VIDAL
Paris, Éditions du CTHS
2007
p. 130-137
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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L'archive sonore est reconnue depuis plus d'une trentaine d'années comme source d'informations pour les linguistes et dialectologues, les historiens, les ethnologues, qui appuient fréquemment leurs recherches sur des enquêtes orales. Elle a acquis le statut d'objet ample, riche, réclamant une attention et une investigation pluridisciplinaires. De nombreux colloques et séminaires réunissant régulièrement des spécialistes de cette source témoignent de l'évolution de ce statut. Une chaîne documentaire s'est constituée depuis la récolte des données sur le terrain jusqu'à leur communication au plus large public et leur éventuelle utilisation dans des dynamiques culturelles. À chaque étape de cette chaîne, des acteurs différents prennent place, dans un souci de complémentarité. En amont, le document est le produit de différentes démarches d'un « chercheur », dans le sens d'une personne en quête d'information et dont les motivations peuvent être multiples. Ce chercheur donne une existence publique à ses documents en les confiant à un centre documentaire. Cette démarche peut autoriser d'autres approches : vu la richesse et l'abondance d'éléments apportés par une source orale, il paraît difficile d'en épuiser le sens en une seule recherche. L'émergence de phonothèques de l'oral qui préservent la source
pour les recherches à venir est de ce fait légitime. Ces centres de documentation et leurs documentalistes jouent un rôle médiateur. Ils doivent faciliter l'accès des utilisateurs, sans préjuger de la validité des démarches des uns et des autres, pour toutes les finalités qui respectent les normes éthiques relatives à la propriété des documents, à leur communication et leur publication. Ils répondent ainsi à la demande, toujours renouvelée, d'un public plus important et hétérogène. Cette problématique est illustrée par l'exemple précis de la phonothèque de la Médiathèque de la Maison méditerranéenne des sciences de l'homme d'Aix-en-Provence.