La poésie scientifique de Du Bartas et les avatars de l’aristotélisme à la fin de la Renaissance
2007
Simone MAZAURIC

Extrait de : "Transmission et diffusion des savoirs dans le sud de la France (édition électronique)"
Sous la direction de Paul BROUZENG et Marie-Françoise DIOT ; 126e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Toulouse, 2001

Jean-Loup d'HONDT, Daniel DAVID, Lúcio CRAVEIRO DA SILVA, Raquel GONÇALVES, Pierre LASZLO, Hernani L. S. MAIA, Myriam SCHEIDECKER-CHEVALLIER, Suzanne DÉBARBAT, Évelyne BROUZENG-LAVIE, Robert LOCQUENEUX, Laetitia MAISON, Claudine ADAM, Patrick FERTÉ, Corinne CASSE et Véronique GINOUVÈS, Simone MAZAURIC, Jacques MOURIER, Pascale RIVIÉRE, Michel TAILLEFER, Franck VIDAL
Paris, Éditions du CTHS
2007
p. 138-149
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Né en 1544 à Montfort dans le Gers, le poète protestant Guillaume Salluste du Bartas peut être
tenu pour le représentant le plus illustre en son temps du courant de poésie scientifique qui s’est développé dans l’espace français durant la seconde moitié du XVIIe siècle. Commandé par une intention d’abord apologétique, son poème le plus célèbre, La Sepmaine, a favorisé simultanément la diffusion de cet aristotélisme éclectique omniprésent dans la culture européenne de l’époque, en lui faisant revêtir la forme très singulière d’une poésie au plus haut point baroque. C’est donc à faire partager notre fascination pour l’oeuvre devenue aujourd’hui insolite d’un homme du Sud qui n’a quasiment jamais quitté sa province natale, tout en rédigeant la totalité de son oeuvre en français, que nous avons voulu consacrer cette communication.