De Bordeaux en France à la Nueva Burdeos et à Villa Hayes au Paraguay
2007
Roger TEXIER

Extrait de : "Culture et modes de sociabilité méridionaux (édition électronique)"
Sous la direction de Jean-Pierre AMALRIC ; 126e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Toulouse, 2001

Lucien ABENON, Jean-Charles BENZAKEN, Jacques de CAUNA, Martine CUTTIER, Vincent HUYGHES- BELROSE, Claude MEHATS, Roger TEXIER, Marc BORDIGONI, Colette BOUVIER- REYNAUD, Jean-Paul CASSE, Carine CALASTRENC, Georges COURTES, Jérôme CROYET, Emmanuel FILHOL, Michel PENNANEACH, Jean-Marc COMBE, Jean-Yves Le NAOUR, Pierre PURSEIGLE, Eric SAVARESE, Colette ZYTNICKI
Paris, Éditions du CTHS
2007
p. 86-97
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Cela se passe en 1855 et 1856. À cette époque, le Paraguay a décidé de s'ouvrir sur le monde extérieur, y compris et peut-être surtout sur l'Europe. En est un signe parmi d'autres la mission que le président du Paraguay vient de confier à son fils, le général Francisco Solano Lopez, vingt-sept ans : recruter des ingénieurs, médecins, agriculteurs, notamment français et espagnols, susceptibles de contribuer au développement de son pays. En trois fois, les 14 janvier, 28 février et 11 septembre 1855, de 410 à 419 personnes du Midi de la France partent du port de Bordeaux pour Asunción, la capitale du Paraguay. C'est une aventure. De fait, la colonie que fonderont nos émigrants dans le lointain Chaco, rive droite du fleuve Paraguay, quelques kilomètres au nord-est d'Asunción, n'occupera que quelques mois l'ancien Quartel del Cerrito, aussitôt baptisé par eux Nueva Burdeos. On aimerait que l'expérience eût été un
succès ; ce fut tout le contraire. On dira les raisons de cet échec et les complications diplomatiques qui lui sont dues. La Nueva Burdeos prit ensuite le nom de Villa Occidental, que l'on remplaça en 1879 par celui de Villa Hayes.