En quête d’emploi, les itinéraires vers les suds d’un Suédois du XIXe siècle et de sa lignée
2007
Colette BOURRIER-REYNAUD

Extrait de : "Culture et modes de sociabilité méridionaux (édition électronique)"
Sous la direction de Jean-Pierre AMALRIC ; 126e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Toulouse, 2001

Lucien ABENON, Jean-Charles BENZAKEN, Jacques de CAUNA, Martine CUTTIER, Vincent HUYGHES- BELROSE, Claude MEHATS, Roger TEXIER, Marc BORDIGONI, Colette BOUVIER- REYNAUD, Jean-Paul CASSE, Carine CALASTRENC, Georges COURTES, Jérôme CROYET, Emmanuel FILHOL, Michel PENNANEACH, Jean-Marc COMBE, Jean-Yves Le NAOUR, Pierre PURSEIGLE, Eric SAVARESE, Colette ZYTNICKI
Paris, Éditions du CTHS
2007
p. 114-121
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Le cas de Mauritz Branzell, originaire du centre de la Suède, qui vint en 1826 trouver à 18 ans en Tunisie un emploi de consul dont sa place de sixième dans une fratrie de douze enfants, son niveau d’instruction et son multilinguisme (suédois, anglais, italien, français et allemand) ne lui permettaient pas d’obtenir l’équivalent en Vermland, est présenté en s’appuyant sur l’étude généalogique attentive de sa famille. Parentèle et fonctions de ses ascendants et collatéraux (pasteurs, écrivains ou maîtres de forge), fondation de sa propre famille avec une Corse, fille d’un ancien marin de Napoléon avec qui il était en relation de travail, étude de ses lieux de vie et d’activités, du changement de religion de ses enfants devenus catholiques sous l’influence de leur mère sont abordés. On les retrouvera, lui et les siens, en activité aussi bien dans les pays du Maghreb qu’en Indochine, ce qui a finalement abouti à l’installation actuelle de ses descendants dans le sud-est de la France où ils sont parfaitement intégrés par leur travail et leurs liens familiaux et reconnus comme « gens du sud » puisque leurs compatriotes ont même confié à certains d’entre eux des fonctions électives. Si l’émigration des populations méridionales nourrie par l’exode rural s’est portée à cette époque vers la région parisienne ou de nouveaux bassins industriels plus ou moins éloignés, des migrations en sens inverse liées à la difficulté de trouver un emploi sur place en raison de leur niveau d’instruction, ont pu également conduire vers le sud des personnes venues du nord de l’Europe.