Réfugiés politiques et immigration espagnole dans le Gers au XIXe siècle
2007
Georges COURTES

Extrait de : "Culture et modes de sociabilité méridionaux (édition électronique)"
Sous la direction de Jean-Pierre AMALRIC ; 126e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Toulouse, 2001

Lucien ABENON, Jean-Charles BENZAKEN, Jacques de CAUNA, Martine CUTTIER, Vincent HUYGHES- BELROSE, Claude MEHATS, Roger TEXIER, Marc BORDIGONI, Colette BOUVIER- REYNAUD, Jean-Paul CASSE, Carine CALASTRENC, Georges COURTES, Jérôme CROYET, Emmanuel FILHOL, Michel PENNANEACH, Jean-Marc COMBE, Jean-Yves Le NAOUR, Pierre PURSEIGLE, Eric SAVARESE, Colette ZYTNICKI
Paris, Éditions du CTHS
2007
p. 144-153
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Beaucoup de vides laissés par l'affaiblissement de la natalité sont comblés par l'immigration étrangère. Elle amène chez nous un flux incessant, Aragonais et Montagnols, qui s'installent à côté de la vieille population.
À Auch, groupés en nombre au quartier de Boubée, à côté de l'usine Dumas et Lartigue qui les occupe et les nourrit, ces étrangers forment au quartier Saint-Pierre comme un petit village dénommé familièrement mais de façon caractéristique la « Petite Espagne ». Puis, de temps à autre, au prône du dimanche, dans une même publication de bans, uni à un nom bien français, M. le curé en appelle un autre aux syllabes sonores : c'est la petite Espagne qui définitivement s'établit dans la vieille cité où la vraie race s'étiole et meurt.