Immigration forcée et prémice du nationalisme italien
la légion italique et l’armée de réserve dans l’Ain Ventôse-messidor an VIII - 2007
Jérôme CROYET

Extrait de : "Culture et modes de sociabilité méridionaux (édition électronique)"
Sous la direction de Jean-Pierre AMALRIC ; 126e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Toulouse, 2001

Lucien ABENON, Jean-Charles BENZAKEN, Jacques de CAUNA, Martine CUTTIER, Vincent HUYGHES- BELROSE, Claude MEHATS, Roger TEXIER, Marc BORDIGONI, Colette BOUVIER- REYNAUD, Jean-Paul CASSE, Carine CALASTRENC, Georges COURTES, Jérôme CROYET, Emmanuel FILHOL, Michel PENNANEACH, Jean-Marc COMBE, Jean-Yves Le NAOUR, Pierre PURSEIGLE, Eric SAVARESE, Colette ZYTNICKI
Paris, Éditions du CTHS
2007
p. 154-169
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

  Télécharger le document (les articles de plus de 3 ans sont gratuits)

La défaite de Joubert en Italie et son décès à la bataille de Novi marquent dans le nord de la péninsule italienne le début d'une réaction anti-jacobine. La république cisalpine créée par Bonaparte autour de Milan est dissoute, ce qui entraîne l'ostracisme des patriotes italiens et leur immigration vers la France et plus particulièrement dans le département de l’Ain.
L'arrivée en masse (entre 5 et 6 000 personnes) de ces patriotes italiens dans l’Ain marque un des premiers exodes massifs d'une population sur le territoire français ainsi qu'une première vague d'immigration ouvrant la porte à celles des XIXe et XXe siècles.
La venue d'un si grand nombre de personnes si subitement engendre un grand nombre de problèmes
de toutes sortes ainsi que leur regroupement au sein d'une légion de volontaires, la légion italique.
Ainsi, il est intéressant de connaître les raisons de la venue dans l'Ain de ces patriotes italiens et leur cantonnement dans l'Ain. Ceci étudié, il faut se pencher sur les problèmes de cohabitation entre immigrés italiens et citoyens français, entre militaires et civils. Toute cette organisation entre dans la volonté de Bonaparte de mettre sur pied l'armée de réserve de Dijon. Il est donc impératif de s'intéresser à sa mise en place dans l'Ain, aussi bien du côté des immigrés italiens regroupés dans la légion italique que des volontaires français, puis à leur départ et ses conséquences.