Albert Herdner, un Alsacien sous le soleil des Chemins de fer du Midi
2007
Michel PENNANEACH, Jean-Marc COMBE

Extrait de : "Culture et modes de sociabilité méridionaux (édition électronique)"
Sous la direction de Jean-Pierre AMALRIC ; 126e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Toulouse, 2001

Lucien ABENON, Jean-Charles BENZAKEN, Jacques de CAUNA, Martine CUTTIER, Vincent HUYGHES- BELROSE, Claude MEHATS, Roger TEXIER, Marc BORDIGONI, Colette BOUVIER- REYNAUD, Jean-Paul CASSE, Carine CALASTRENC, Georges COURTES, Jérôme CROYET, Emmanuel FILHOL, Michel PENNANEACH, Jean-Marc COMBE, Jean-Yves Le NAOUR, Pierre PURSEIGLE, Eric SAVARESE, Colette ZYTNICKI
Paris, Éditions du CTHS
2007
p.187-192
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Né en 1853 dans le département du Bas-Rhin, Albert Herdner, après de brillantes études qui le conduiront successivement à l’École polytechnique puis à l’École des mines, entre après son service militaire, comme modeste élève mécanicien, à la Compagnie des chemins de fer du Midi en 1877. Il y gravira successivement tous les échelons qui lui permettront de devenir ingénieur en chef du service du matériel et de la traction de 1907 à 1919. Ses contributions dans l’étude des locomotives à vapeur de cette compagnie sont nombreuses et s’accompagnent d’un grand nombre de publications dans des revues techniques. Il fait en particulier appliquer à la fois la double expansion à deux cylindres et la surchauffe, à
l’époque où se déroule une controverse sur ces deux techniques. Il s’intéresse aussi au début de l’électrification des lignes pyrénéennes de la compagnie en courant alternatif monophasé,
technologie qui sera ensuite abandonnée au début des années 1920 au profit du courant continu, pour réapparaître dans le courant des années 1950. Ses remarquables études sur la locomotive à vapeur le conduiront à la présidence de la Société des ingénieurs civils de France en 1919. Il fera alors un remarquable discours d’intronisation concernant le matériel moteur de la compagnie du Midi, expliquant les raisons de ses choix technologiques. Il rendra également un fervent hommage à son compatriote alsacien Gustave Hirn dont la contribution à la théorie de la machine à vapeur fut remarquable. Après sa mise en retraite, il devint ingénieur conseil chez le constructeur de matériel ferroviaire De Dietrich à
Niederbronn-les-Bains (Bas-Rhin) près de sa ville natale de Bouxwiller.