« Mérouville » ou la marchandisation de l’identité de la Corse sous-marine
2008
Olivier MUSARD

Extrait de : "Politique d'aménagement en milieu méditerranéen (édition électronique) "
sous la direction de Nacima Baron-Yellès ; 128e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bastia, 2003

Andrée DAGORNE, Sylvie CLARIMONT,Henri PAUC, Pierre-Arnaud BARTHEL, Youcef ICHEBOUBENE, Sébastien FOUGNIE, Lucette LAURENS, Hubert FRANÇOIS, Gérard RICHEZ, Josy RICHEZ BATTESTI, Yamna DJELLOULI, Abdelkarim DAOUD, Willy CHENEAU,Vincent Andreu-Boussut, Olivier Musard

Paris, Éditions du CTHS
2008
p. 144-154
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Au sein de la réserve naturelle des îles Lavezzi, des prestataires de plongée sous-marine ont inventé un site de plongée en nourrissant des mérous devenus apprivoisés. Rare au début des années 1980, cette espèce, en partie protégée, est considérée par les plongeurs comme un symbole de la Méditerranée française. Sur-médiatisé et surnommé « Mérouville », ce site a épousé la logique consumériste d’une activité récréative en pleine expansion à partir de 1990
et a participé au développement économique des opérateurs de plongée corses et sardes des Bouches de Bonifacio.
En quinze ans, la fréquentation croissante et massive a dégradé le site, les prestataires participant de cette touristification et devenant les victimes de ce cercle vicieux : la Corse sous-marine n’existait que par ce rendez-vous artificiel entre plongeurs et mérous. Soucieux de pérenniser leur capital « nature » et économique, les gestionnaires et les opérateurs
tentent progressivement d’abandonner l’esprit de « Mérouville ».