abbé Grégoire et la République des savants
2001
Henri-Baptiste Grégoire
Bernard Plongeron, introd. et notes
ISBN : 978-2-7355-0494-7
302 p. l 12 x 18,5 cm | br.
Collection : CTHS Format
N° dans la collection : 49
Code Sodis : F30442.3
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On s’étonnera probablement de ces deux textes complémentaires qui jettent une lumière nouvelle sur l’esprit et la carrière de Grégoire, évêque-citoyen, homme politique qui devrait s’illustrer à la Convention en participant à toutes les grandes créations, du conservatoire des Arts et Métiers à l’Institut national. Bernard Plongeron montre aussi pourquoi ces textes, qui font entrer dans la modernité du XIXe siècle, sont les fruits de l’humanisme, souvent anticipateur de la prodigieuse culture, de l’expérience vécue du monde des « vrais savants, hommes libres », d’une correspondance avec toutes les élites du monde, et par-dessus tout d’une soif de sociabilité militante du polyglotte Grégoire.
Table des matières :
INTRODUCTION ET NOTES - p. 7 1. FRAGMENTS BIOGRAPHIQUES - p. 17 2. ENTRE ACADÉMIES.ET INSTITUT:LE COMBAT DE GRÉGOIRE - p. 41 3. INFLUENCES CROISÉES: GRÉGOIRE MILITANT DANS LA SOCIABILITÉ RÉPUBLICAINE - p. 73 - La Société des Amis... (lire la suite...)
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Comptes rendus parus dans la presse :
revue d'Alsace
24/04/2003 - Rita Hermon-Belot pour les AHRF 1-2003
Comptes rendus
Extraits pp.189-190 :

Ce précieux petit volume rapproche très judicieusement deux écrits peu connus et tout à fait complémentaires au sein de l'immense production de Grégoire. Rédigé vers 1816-1817, le Plan d'association générale entre les savants gens de lettres et artistes veut lancer le projet d'"organisation de la république des lettres qui donnerait de l'ensemble à ses travaux, qui dirigeant simultanément tous les efforts vers le même but, en assurerait le succès et hâterait le progrès des lumières".
(...) Dans ce projet, qu'il présente avec l'empathie qu'on lui connaît depuis longtemps envers un grand homme qu'il a très activement contribué à tirer de l'oubli, Bernard Plongeron voit comme une manière de préfiguration de l'UNESCO, mais aussi un angle d'étude particulièrement pertinent pour approcher le Grégoire de l'après-Révolution. Grâce à un minutieux travail d'identification, les notes reconstituent tout un monde avec lequel Grégoire est en dialogue pour le meilleur et pour le pire, tandis que l'introduction, véritable essai de quelque deux cents pages avec leur propre index, replace ces deux écrits dans le contexte d'un proscrit de la Restauration.
(...) Ainsi le coup de lumière sur ce pan peu connu de l'oeuvre de Grégoire, s'il vient renouveler encore l'admiration pour son ampleur et sa générosité, met en évidence la puissance du principe d'unité au coeur de cette oeuvre, éclairant par là même tout un pan d'un projet de modernité catholique bien oublié.