Les ports de la Corse, la navigation génoise et l’activité corsaire au XVe siècle
2008
Enrico BASSO

Extrait de : "L'espace politique méditerranéen (édition électronique) "
sous la direction de Jean Duma ; 128e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bastia, 2003

Enrico BASSO, Giulio CIPOLLONE, Philippe COLOMBANI, Xavier HELARY, François ARNOULET, Alain BLONDY, Jean-Pierre FARGANEL, Bernard GAINOT, Pierre SANTONI, Michel VERGE-FRANCESCHI, Marino VIGANO, Bruno FULCONIS, Hervé LE BRET, Eric SAUNIER, Florent VANREMORTERE, Michèle BAUSSANT-RACCIMOLO, Jan BERTING, Antoine CASANOVA, Piero D. GALLORO, Laurent HECKETSWEILER, Karine LAMBERT, Giannetta MURRU CORRIGA, André ROBINET, Christiane VILLAIN-GANDOSSI
Paris, Éditions du CTHS
2008
p. 11-18
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Déjà à partir du XIIe siècle, au début de la lutte entre Gênes et Pise, la Corse et ses ports jouaient un rôle de premier plan pour le contrôle de la navigation en Mer Tyrrhénienne, surtout comme bases pour l’activité corsaire. Au XVe siècle, à un moment pendant lequel la compétition entre Gênes et la Couronne d’Aragon pour le contrôle des routes commerciales en Méditerranée Occidentale arriva à son comble, tandis que l’utilisation des navires corsaires était désormais devenue l’un des instruments principaux de la guerre sur la mer, l’importance de ces bases, et surtout de Bonifacio, devint cruciale. La documentation des Archives de Gênes est très riche à ce propos, tant dans les documents produits par les offices du Gouvernement que dans les actes des notaires, et on se propose ici d’analyser sur cette base documentaire les lignes de la politique adoptée par Gênes pour aborder ce problème.