En Sicile: les Chrétiens « pires que les Sarrasins ». Aspects de la politique papale
2008
Giulio CIPOLLONE

Extrait de : "L'espace politique méditerranéen (édition électronique) "
sous la direction de Jean Duma ; 128e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bastia, 2003

Enrico BASSO, Giulio CIPOLLONE, Philippe COLOMBANI, Xavier HELARY, François ARNOULET, Alain BLONDY, Jean-Pierre FARGANEL, Bernard GAINOT, Pierre SANTONI, Michel VERGE-FRANCESCHI, Marino VIGANO, Bruno FULCONIS, Hervé LE BRET, Eric SAUNIER, Florent VANREMORTERE, Michèle BAUSSANT-RACCIMOLO, Jan BERTING, Antoine CASANOVA, Piero D. GALLORO, Laurent HECKETSWEILER, Karine LAMBERT, Giannetta MURRU CORRIGA, André ROBINET, Christiane VILLAIN-GANDOSSI
Paris, Éditions du CTHS
2008
p. 19-26
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Les attitudes de la papauté envers les autres, c’est-à-dire envers ceux qui ne sont pas en communion avec le siège apostolique, et sont considérés comme étant « dehors » : païens, Juifs et Sarrasins, manifestent une réalité fluide, complexe, variable et diversifiée. Dans le cadre de cette enquête: « la papauté et les autres », il est bien de noter quelque fait concret et une variété persistante de relations.
La Sicile est le lieu géographique placé au centre entre Est et Ouest, entre Nord et Sud; donc il est endroit stratégique disputé par plusieurs puissances, au point d’être carrefour de rencontres et de collisions, d’intolérance, de tolérance et de cohabitation pacifique.
En Sicile et pour la Sicile, la papauté fait l’expérience de Chrétiens tentés et séduits par les ennemis de la papauté. Ceux-ci sont considérés par le papes « pires que les Sarrasins ». D’ou le démenti d’une culture enracinée: les bons d’un côté et les mauvais de l’autre.