Le rachat des Corses esclaves à Tunis en 1779
2008
Pierre SANTONI

Extrait de : "L'espace politique méditerranéen (édition électronique) "
sous la direction de Jean Duma ; 128e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bastia, 2003

Enrico BASSO, Giulio CIPOLLONE, Philippe COLOMBANI, Xavier HELARY, François ARNOULET, Alain BLONDY, Jean-Pierre FARGANEL, Bernard GAINOT, Pierre SANTONI, Michel VERGE-FRANCESCHI, Marino VIGANO, Bruno FULCONIS, Hervé LE BRET, Eric SAUNIER, Florent VANREMORTERE, Michèle BAUSSANT-RACCIMOLO, Jan BERTING, Antoine CASANOVA, Piero D. GALLORO, Laurent HECKETSWEILER, Karine LAMBERT, Giannetta MURRU CORRIGA, André ROBINET, Christiane VILLAIN-GANDOSSI
Paris, Éditions du CTHS
2008
p. 82-94
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Lorsque le roi de France devient maître de la Corse en 1768, il n’y a plus en principe de Français esclaves à Tunis, en vertu des traités conclus avec le bey. En revanche plusieurs dizaines de Corses s’y trouvent retenus à ce titre. Il faut attendre 1774 pour que se fasse jour l’idée d’un rachat collectif, et cinq années sont encore nécessaires pour que le projet se réalise. Le consul Antoine Barthélemy de Saizieu, jouant de son amitié avec le gendre et principal ministre du bey, a tenu dans l’affaire un rôle important. L’examen de ses papiers personnels apporte des éclairages sur les positions respectives des autorités impliquées, que ce soit à Versailles, à Tunis ou en Corse, sur la diversité des situations personnelles des Corses, libres ou esclaves, présents dans la régence, et sur la diversité des regards portés sur eux. Des questions demeurent en partie sans réponse : pourquoi nombre d’esclaves sont-ils si peu désireux de regagner la Corse ? pourquoi les autorités tunisiennes veulent-elles au contraire faire repartir tous les Corses, même libres ?