Le voyage du sophiste Dion de Pruse
2008
Anne Gangloff-Alerini

Extrait de : "Les voyageurs dans l'Antiquité (édition électronique)"
sous la direction de Yann Le Bohec ; 130e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, La Rochelle, 2005

Catherine Chadefaud, Caroline Sauvage, Charles Guittard, Florent Simonet, Stéphanie Guédon, Anne Gangloff-Alerini, Nathaëlle Roux
Paris, Éditions du CTHS
2008
p. 71-82
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Comme tous les orateurs de la Seconde Sophistique, Dion de Pruse, sophiste de la seconde moitié du Ier siècle et du début du IIe siècle après J.-C., fut un grand voyageur. Il est aujourd'hui possible de retracer le cadre général de ses déplacements au sein - et parfois au delà - de l'Empire, et ainsi d'esquisser une typologie du voyage : voyages vers les centres de concours panhelléniques et vers de grandes cités, pour éduquer ses auditeurs ; voyages politiques, mettant en cause les relations entre le sophiste et le pouvoir romain ainsi que son engagement dans la vie civique de ses contemporains ; voyage d'exil sur ordre de Domitien, qui apparaît notamment comme un voyage de formation (la tradition attribue à Dion un ouvrage historique sur les Gètes). À travers la relation de ces déplacements, on peut juger des centres d'intérêt du sophiste, de sa manière de voyager qui inclut une mise en scène du voyageur, mais aussi de l'influence du voyage sur Dion et de son évolution personnelle.