Les îles de Marseille : patrimoine naturel et problématique de conservation
2008
Patrick Vidal et Alain Mante

Extrait de : "La Méditerranée autour de ses îles (édition électronique)"
sous la direction de Christian Emig, Christiane Villain-Gandossi et Patrick Geistdoerfer ; 128e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bastia, 2003

Patrick Geistdoerfer, Alain Coutelle, Christian Emig, Jean Ferrandini, J. Gattacceca, A. Deino, M. C. Janin, Michelle Ferrandini, S. Saint-Martin, J.-P. Saint-Martin, J.-J. Cornée, Patrick Vidal, Alain Mante, Georges J. Aillaud, Isabelle Aillaud, Jan Berting, Christiane Villain-Gandossi, François-Noël Richard, Hélène Daret, Anne Merlin-Chazelas, Alessandro Fiori, Brigitte Bertoncello, Pierre-Jacques Olagnier, Dominique Garcia, Myriam Sternberg, Suzanne Gély, Anthony Pinto, Bernard Doumerc, Hubert Michéa, Éric Rieth, José Luis Cortés, Nicolas Pehau, Raimondo Zucca
Paris, Éditions du CTHS
2008
p. 59-77
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Les écosystèmes insulaires abritent des communautés animales et végétales peu diversifiées mais constituent des territoires refuges pour des espèces qui tendent à se raréfier sur le littoral continental.
Le microclimat qui règne sur les îles de Marseille (sécheresse, vents violents et fréquents, embruns) a permis le développement d'une flore adaptées à ces conditions extrêmes avec une dominance des espèces halophiles. À ce jour, près de trois cent cinquante espèces végétales ont été recensées dont certaines, abondantes sur les îles de Marseille, ont une aire de distribution se limitant à quelques points du littoral méditerranéen. L'archipel des îles de Marseille est également un site de première importance pour les oiseaux marins pélagiques de Méditerranée : le puffin cendré, le puffin de Méditerranée et l'océanite tempête. Les îles de Marseille se caractérisent aussi par l'abondance des goélands leucophées dont la population nicheuse est passée de cent couples en 1922 à dix-huit mille couples à l'heure actuelle. Cette prolifération des goélands engendre tout un processus de perturbations écologiques qui déstructure la végétation originelle.