Les fortifications militaires sur les îles de Marseille entre 1694 et 1875 et leur rôle dans le contrôle du commerce maritime de Marseille
2008
François-Noël Richard

Extrait de : "La Méditerranée autour de ses îles (édition électronique)"
sous la direction de Christian Emig, Christiane Villain-Gandossi et Patrick Geistdoerfer ; 128e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bastia, 2003

Patrick Geistdoerfer, Alain Coutelle, Christian Emig, Jean Ferrandini, J. Gattacceca, A. Deino, M. C. Janin, Michelle Ferrandini, S. Saint-Martin, J.-P. Saint-Martin, J.-J. Cornée, Patrick Vidal, Alain Mante, Georges J. Aillaud, Isabelle Aillaud, Jan Berting, Christiane Villain-Gandossi, François-Noël Richard, Hélène Daret, Anne Merlin-Chazelas, Alessandro Fiori, Brigitte Bertoncello, Pierre-Jacques Olagnier, Dominique Garcia, Myriam Sternberg, Suzanne Gély, Anthony Pinto, Bernard Doumerc, Hubert Michéa, Éric Rieth, José Luis Cortés, Nicolas Pehau, Raimondo Zucca
Paris, Éditions du CTHS
2008
p. 111-123
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Marseille existerait-elle sans les îles de sa baie, l'archipel du Riou, porte de la route maritime de l'Orient, l'archipel du Frioul, passage de contrôle obligé à l'entrée du vieux port, l'îlot de Planier équipé de phares dès 1320, l'îlot d'Endoume protégeant les mouillages immédiats ? Ces cailloux à l'apparence dénudée, lieux répulsifs de quarantaine, dépendances pratiquement permanentes des secrets militaires, ont suscité le désintérêt des Marseillais et des historiens. Du patrimoine considérable constitué par la quinzaine de forts, batteries et autres ouvrages fortifiés qui ornent les crêtes, on ne sait pratiquement rien si ce n'est que la multiplicité des architectures militaires atteste la permanence de leur rôle vis-à-vis du continent. Le travail effectué par l'association « Frioul, un nouveau regard » synthétise les recherches dans les archives du Génie et de la Marine à Vincennes. Les documents retrouvés s'étagent sur une période de 1694 à 1875. En s'appuyant sur des comparaisons avec les cartes disponibles et les observations sur sites, on a établi les bases d'un inventaire archéologique militaire ainsi qu'un historique des armements et garnison présents et projetés sur cette période.