Charles Quint aux îles françaises de la Méditerranée
2008
Anne Merlin-Chazelas

Extrait de : "La Méditerranée autour de ses îles (édition électronique)"
sous la direction de Christian Emig, Christiane Villain-Gandossi et Patrick Geistdoerfer ; 128e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bastia, 2003

Patrick Geistdoerfer, Alain Coutelle, Christian Emig, Jean Ferrandini, J. Gattacceca, A. Deino, M. C. Janin, Michelle Ferrandini, S. Saint-Martin, J.-P. Saint-Martin, J.-J. Cornée, Patrick Vidal, Alain Mante, Georges J. Aillaud, Isabelle Aillaud, Jan Berting, Christiane Villain-Gandossi, François-Noël Richard, Hélène Daret, Anne Merlin-Chazelas, Alessandro Fiori, Brigitte Bertoncello, Pierre-Jacques Olagnier, Dominique Garcia, Myriam Sternberg, Suzanne Gély, Anthony Pinto, Bernard Doumerc, Hubert Michéa, Éric Rieth, José Luis Cortés, Nicolas Pehau, Raimondo Zucca
Paris, Éditions du CTHS
2008
p. 143-148
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Les îles françaises de la Méditerranée (îles de Lérins, îles d'Hyères, îles du Frioul devant Marseille) ont souvent été le lieu d'escale des flottes impériales et de l'empereur lui-même. En temps de paix, l'empereur fait escale sur les îles en vue d'y recevoir des émissaires du roi de France et d'y attendre l'arrivée des galères françaises qui doivent lui faire une escorte d'honneur. Il y reçoit excellent accueil. Cependant, en temps de guerre, les galères impériales ne se font pas faute de faire escale dans ces mêmes îles : escales clandestines, imposées par l'inclémence des vents ou la santé de l'empereur, ou encore par la nécessité de se réapprovisionner ; les petites criques de ces îles, du côté du large, offrent aussi une protection : les galères sont dissimulées à la vue des vigies et échappent aussi plus facilement aux flottes royales qui, le plus souvent, croisent entre les îles et la terre ferme. Les sources principales de ce travail sont, outre les correspondances de l'empereur, des ambassadeurs et des nonces, conservées aux Archives de Vienne, Bruxelles, Simancas, Venise, au Vatican, etc. celle de Granvelle (publiée par Ch. Weiss), les récits de Pedro de Gante (éd. P. de Gayangos, 1873), le Journal des voyages de Charles Quint de Vandenesse et l'Histoire journalière d'Honorat de Valbelle.