Les directives du commerce méditerranéen vers le port de Cagliari durant la seconde moitié du XVIIIe siècle
2008
Alessandro Fiori

Extrait de : "La Méditerranée autour de ses îles (édition électronique)"
sous la direction de Christian Emig, Christiane Villain-Gandossi et Patrick Geistdoerfer ; 128e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bastia, 2003

Patrick Geistdoerfer, Alain Coutelle, Christian Emig, Jean Ferrandini, J. Gattacceca, A. Deino, M. C. Janin, Michelle Ferrandini, S. Saint-Martin, J.-P. Saint-Martin, J.-J. Cornée, Patrick Vidal, Alain Mante, Georges J. Aillaud, Isabelle Aillaud, Jan Berting, Christiane Villain-Gandossi, François-Noël Richard, Hélène Daret, Anne Merlin-Chazelas, Alessandro Fiori, Brigitte Bertoncello, Pierre-Jacques Olagnier, Dominique Garcia, Myriam Sternberg, Suzanne Gély, Anthony Pinto, Bernard Doumerc, Hubert Michéa, Éric Rieth, José Luis Cortés, Nicolas Pehau, Raimondo Zucca
Paris, Éditions du CTHS
2008
p. 149-160
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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L'analyse des registres appartenant à la douane du port de Cagliari, étrangement délaissés par les experts jusqu'à nos jours, a permis de reconstruire le flux commercial d'importations relatif à la seconde moitié du XVIIIe siècle, relevant, en outre, une grande quantité de données. La richesse particulière des séries numériques a pu mettre en évidence les directrices commerciales qui relient le port de Cagliari à d'autres escales de la Méditerranée, délinéant de chacun la propre spécialisation, la typologie des embarcations, l'état civil des conducteurs et les pavillons déclarés au moment du départ. Par contre, en ce qui concerne les marchandises, plus de huit mille types ont pu être recensés : une multitude de technologies commerciales et la variété de production dénotent une vive activité manufacturière et une importante commercialisation de matières premières et de produits finis. En dernière analyse, on peut dire que ce qui émerge de cette recherche, ce n'est pas seulement le caractère typique du marché qui détermine le bassin méditerranéen, mais aussi la constance des liaisons qui relient le port de Cagliari à la terre ferme. Si l'on s'éloigne des données quantitatives et que l'on examine les variétés, il est possible d'affirmer que le trafic illicite local, loin de cette marginalité très discutée, apparaît plutôt réceptif à l'égard des propositions offertes par l'embryon du marché global.