« Ne pas voyager en touriste» : les artistes belges en Italie (1830-1914)
2008
Christine A. DUPONT

Extrait de : "Voyages d'artistes et artistes voyageurs (édition électronique)"
sous la direction de Jean-René Gaborit ; 130e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, La Rochelle, 2005

Martine VASSELIN, Stéphanie LEVERT, Rebecca DUFFEIX, Françoise MENETREY, Christine A. DUPONT, Erik PESENTI ROSSI, Nathalie LORAND, Erwann LE FRANC, Marie-Claire MUSSAT, Emmanuelle CORBEL, Alexandre DRATWICKI, Danielle MAURICE, Olga FOURS, Cécile REYNAUD

2008
p. 38-46
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Au XIXe siècle, alors que l'on passe du «grand tour» au tourisme, la tradition du voyage de formation des artistes en Italie se modifie. Il s'agit d'analyser ici les discours et les pratiques autour de deux questions principales : quelle place pour l'itinérance dans un contexte qui tend à fixer les artistes à Rome pour leur faire produire des œuvres sous l'influence des grands exemples du passé? Quelles stratégies d'auto-représentation des artistes face à la présence en Italie de ce nouveau venu qu'est le touriste? Le contexte est celui des voyages de 250 artistes belges en Italie entre 1830 et 1914. Le cadre est académique (prix de Rome, mais aussi autres institutions ou artistes qui voyagent de leur propre initiative). Il est intéressant, à partir des écrits d'artistes en voyage (correspondances, journaux de voyage), de sources visuelles (carnets de croquis essentiellement), des archives des institutions qui encadrent ces voyages, de comparer l'expérience des Belges avec celles d'autres nationalités, en particulier les Français.