Le voyage en Calabre (N. Douglas, G. Gissing et A. Dumas)
2008
Erik PESENTI ROSSI

Extrait de : "Voyages d'artistes et artistes voyageurs (édition électronique)"
sous la direction de Jean-René Gaborit ; 130e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, La Rochelle, 2005

Martine VASSELIN, Stéphanie LEVERT, Rebecca DUFFEIX, Françoise MENETREY, Christine A. DUPONT, Erik PESENTI ROSSI, Nathalie LORAND, Erwann LE FRANC, Marie-Claire MUSSAT, Emmanuelle CORBEL, Alexandre DRATWICKI, Danielle MAURICE, Olga FOURS, Cécile REYNAUD

2008
p. 47-54
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

  Télécharger le document (les articles de plus de 3 ans sont gratuits)

L'Italie est la destination obligée du voyage de formation aux XVIIIe et XIXe siècles. Les étapes de ce voyage sont presque toujours les mêmes : Milan, Florence, Rome, Naples et la Sicile. En revanche, tout au long du XIXe siècle et jusqu'au début du XXe siècle, la Calabre, de par son isolement géographique, reste un endroit inconnu et mystérieux, dans le meilleur des cas, ou, pire encore, une contrée de barbares où finit toute civilisation. C'est pourquoi il nous a semblé intéressant de nous pencher sur les récits du voyage en Calabre, faits par trois romanciers ; un Français, Alexandre Dumas (1834), et deux Anglais, G. Gissing (1896) et N. Douglas (1915). Les différences de culture et de sensibilité chez chacun, mais aussi les écarts temporels entre les voyages, font que les approches ne sont certes pas toujours les mêmes. Mais l'on est frappé, contrairement à d'autres récits de voyages, par l'intérêt porté par nos romanciers à la population locale. Dumas, Gissing et Douglas nous parlent des Calabrais : leurs voyages sont autant des cheminements dans des lieux que dans l'âme humaine. Il sera intéressant de montrer comment se croisent, dans ces récits, le mythe et la réalité, l'homme et le paysage, l'identité et la différence.