Le voyage des artistes russes à Rome : le cas de Feodor Bruni (1801-1875)
2008
Nathalie LORAND

Extrait de : "Voyages d'artistes et artistes voyageurs (édition électronique)"
sous la direction de Jean-René Gaborit ; 130e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, La Rochelle, 2005

Martine VASSELIN, Stéphanie LEVERT, Rebecca DUFFEIX, Françoise MENETREY, Christine A. DUPONT, Erik PESENTI ROSSI, Nathalie LORAND, Erwann LE FRANC, Marie-Claire MUSSAT, Emmanuelle CORBEL, Alexandre DRATWICKI, Danielle MAURICE, Olga FOURS, Cécile REYNAUD

2008
p. 55-63
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Les artistes russes apparaissent sur la scène artistique romaine au début du XIXe siècle lorsque l'Académie des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg instaure un système de bourse. Feodor Bruni, d'origine italienne, est l'un des pensionnaires majeurs de cette Académie à Rome. Il y séjourne à trois reprises (1819-1836 ; 1838-1841 ; 1843-1845). Ses activités et sa correspondance nous éclairent sur l'ensemble de la communauté artistique russe de la première moitié du XIXe siècle ainsi que sur ses rapports avec les institutions tsaristes. Tout en poursuivant sa formation par la copie des maîtres anciens (notamment Raphaël) et l'assimilation des idées esthétiques contemporaines, il y réalise ses plus importants travaux, tels La mort de Camille, sœur des Horaces (1824) et le monumental Serpent d'airain (1841). À l'instar de ses compatriotes (Brjullov, Gogol...), il fréquente le salon de la mécène la princesse Volkonskaïa qui contribue à sa renommée. Ses envois, célébrés tant à Rome qu'à leur arrivée à Saint-Pétersbourg, lui valent un poste de professeur à l'Académie et de conservateur au musée de l'Ermitage.