Les « impressions de voyage », source d'inspiration pour les pensionnaires compositeurs de la Villa Médicis (1880-1910)
2008
Alexandre DRATWICKI

Extrait de : "Voyages d'artistes et artistes voyageurs (édition électronique)"
sous la direction de Jean-René Gaborit ; 130e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, La Rochelle, 2005

Martine VASSELIN, Stéphanie LEVERT, Rebecca DUFFEIX, Françoise MENETREY, Christine A. DUPONT, Erik PESENTI ROSSI, Nathalie LORAND, Erwann LE FRANC, Marie-Claire MUSSAT, Emmanuelle CORBEL, Alexandre DRATWICKI, Danielle MAURICE, Olga FOURS, Cécile REYNAUD

2008
p. 108-120
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Perpétuellement remis en question par les pensionnaires de la Villa Médicis comme par l'Académie des Beaux-Arts, le voyage en Italie des compositeurs lauréats du Prix de Rome connut d'incessantes modifications tout au long du XIXe siècle. S'il ne peut être jugé comme fondamental pour la formation des jeunes musiciens, force est de reconnaître qu'il eut une influence directe et un intérêt certain pour ceux dont les impressions de voyage purent s'épancher dans des suites d'orchestre descriptives, genre moderne au sein des envois de Rome. L'accueil chaleureux des compositions de Büsser, Charpentier, Mazellier, D'Ollone, Silver ou Pierné par l'Académie des Beaux-Arts s'explique par le naturalisme «distancié» que suppose un sujet italianisant, forcément moins provocateur que les expérience de Bruneau sur les bruits de Montmartre.