Les collections chinoises et japonaises du musée de la Marine avant 1878 : un cas marginal pour l'ethnographie ?
2008
Geneviève Lacambre

Extrait de : "Le rôle des voyages dans la constitution des collections (édition électronique)"
Sous la direction de Marie-Barbara LE GONIDEC et Didier BOUILLON
130e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, La Rochelle, 2005

Pierre GUICHARD, Nathalie BES, Samuel CORDIER, Emmanuelle HUET, Pascal EVEN, Marie MAUZE, Marie-Barbara LE GONIDEC, Geneviève LACAMBRE, Martine FRANÇOIS
Paris, Éditions du CTHS
2008
p. 94-109

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Au XIXe siècle, les collections d'Extrême Orient inscrites sur les inventaires du musée du Louvre depuis la Révolution ont été attribuées au musée de la Marine alors installé au Louvre. Elles s'enrichirent d'acquisitions au Musée chinois et japonais ouvert en 1840 au Bazar Bonne Nouvelle, d'objets rapportés par la mission Lagrené en Chine ou par le premier consul à Shanghaï et Ning-Po, Charles de Montigny, ces derniers présentés dans le Palais des beaux-arts de l'Exposition universelle de1855, ou encore du legs Le Libon (1877) de bols en laque et d'ivoires du Japon. Si les collections de laques de Marie-Antoinette passèrent dès 1865 sous le contrôle du département des objets d'art, puis à la fin du siècle sous celui du nouveau département d'Extrême-Orient, d'autres objets furent envoyés après 1920 en province, notamment au musée des beaux-arts de Brest et au musée d'Orbigny-Bernon de La Rochelle. La création en 1878 du musée d'ethnographie au Trocadéro rendait caduque cette section du musée de la Marine. Une partie de ses collections, envoyée au début du XXe siècle à Saint-Germain-en-Laye pour une section d'ethnographie comparée, entra en 1930 au musée de l'Homme en préparation, suivie d'autres envois directs après la seconde guerre mondiale. Elles restèrent marginales face aux préoccupations du musée. Elles sont maintenant au musée du quai Branly.